30.09.2006
Des vacances en Lambada (7)
Dimanche 23 juillet 06 (encore) Ce soir, je suis invité à manger chez Anton et Agnès. Ces Hollandais vivent sur le terrain de Brioude 6 mois de l'année. Il ont installé un mobile-home sur ce terrain de camping avec une vue magnifique sur ces reliefs du Livradois. Ces jeunes retraités sont maintenant des Français d'adoption et ne retournent en Hollande que pour les mois d'hiver. Ils possèdent un ULM motoplaneur comme le Lambada mais ont préféré le Sinus. Celui-ci est plus performant, plus cher et l'accès à bord est plus aisé. C'est surtout pour cette dernière raison qu'ils ont choisi un Sinus. Au chapitre des inconvénients, on peut lui reprocher une visibilité médiocre surtout en virage. Leur ULM reste en France en permanence car en Hollande, il y a trop de contraintes administratives et autres. Ce petit pays est surpeuplé et il est quasiment impossible de voler sans déposer un plan de vol. C'est pourquoi il n'y a environ que 200 pilotes d'ULM pour environ 4 millions d'habitants. Comparativement, en France, il y a environ 10 000 pilotes d'ULM. Vers la fin du repas (une excellente salade et fromages) leur fils arrive accompagné par sa famille. Lui-même pilote de delta et d'ULM passera une semaine de vacances à Brioude. J'en profite pour prendre congé. Demain s'annonce favorable à la météo, il est temps de dormir.
14:05 Publié dans Loisirs, Sport, Vol à voile ULM, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Lambadahks, vol à voile ULM, voyage, tourisme, sinus
22.09.2006
Des vacances en Lambada(6)
Dimanche 23 juillet 06. Après avoir dormi 9 heures, me voila requinqué. Aujourd'hui, j'espère bien battre mon record d'altitude (1800m). Mais avant de repartir il faut enlever l'eau se trouvant dans la canalisation entre le tube de pitot et le badin. Ce jour, je n'arrive pas à trouver de l'air comprimé. Tant pis je continuerai comme cela. Je profite de ma matinée pour faire une lessive car dans un ULM la place est comptée. Dans les hangars, je rencontre un autre Hollandais qui s'occupe de son ULM. Ton (c'est son prénom) fait le plein de son pendulaire. Nous sympatisons très vite et je lui propose de découvrir le vol à voile en ce début d'après-midi. Je déjeune rapidement et nous voila prêt pour 13h. Des nuages apparement identiques à ceux d'hier sont en train de se développer. nous nous dirigeons vers ceux-ci tout confiants. Et là déception, ça ne marche pas comme hier. Je trouve cependant des pompes "bretonnes". Celles-ci sont peu puissantes et étroites. Et il faut batailler ferme : je dois recentrer en permanence la pompe à l'aide de grands coups de pieds. En motoplaneur comme en planeur, pour tourner à droite par exemple, on doit donner d'abord un grand coup de palonnier. Ensuite presque simultanément on donne une impulsion au manche sur la droite. Dans un troisième temps, on dose le rayon du virage en empêchant la machine de piquer du nez vers le centre imaginaire de la pompe. Bref à cette altitude (1100m) les pompes ne sont pas bien établies. Mais petit à petit, j'arrive à "gratter" et au bout d'une demie heure nous nous retrouvons à 1700m. De cette altitude, je décide un choix tactique vers un autre nuage distant d'environ 15 ou 20 Km. lorsque j'arrive dessous, je suis trop bas, je dois remettre le moteur en marche. Au départ, le moteur doit tourner au ralenti accéléré permettant à l'engin de ne plus descendre si l'on est pas dans une zone de dégueulante. Aujourd'hui, c'est le cas et même ça monte tout doucement certes mais ça monte autour d'un M/seconde. Je continue comme cela pendant quelques temps car en dessous il n'y a que des sapins sur des kilomètres. Quand je me retrouve avec assez d'eau sous la quille et que la pompe est bien là, je coupe les contacts en conservant la radio. Cette fois, c'est la bonne et je prends 1000 m dans la même pompe. nous nous retrouvons à 2300 m soit une hauteur suffisante pour pouvoir voyager sans moteur. Ah ce qu'on est bien à cette hauteur là : il fait environ 25° alors qu'au sol on frôle les 35°.J'en profite pour donner les commandes à Ton qui n'a pas trop l'habitude de piloter en trois axes. Du coup, nous nous dirigeons vers la Chaise-Dieu puis Allègre. En pratique à cette altitude le vol à voile est très facile car cela monte sur de larges zones. Après 2 heures et demie de plané soit plus de 200 Km, je décide de rentrer sur Brioude dans le "trou de bleu". Là, je me pose sans moteur car il n'y a pas de traffic et pour cause, les planeurs sont partis plus loin. Quelle satisfaction : environ trois heures de vol et moins de trois litres d'essence SP95!
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18.09.2006
Des vacances en Lambada (5)
Samedi 22 juillet 06. Il est environ 5 heures du matin quand je suis réveillé brutalement. Le roulement de tonnerre "transperce" ma poitrine de peur. Il pleut des cordes et c'est le baptême du feu pour ma tente toute neuve. Je pense immédiatement à mon Lambada qui dort sous les intempéries. Pourvu qu'il ne grèle pas ; cela détruirais le gelcoat ainsi que la verrière. Misère, mon ULM est attaché à une barrière en béton mais si le vent le pousse contre celle-ci, il serait fortement endommagé. L'orage est tout proche et la pluie redouble de violence. D'habitude je ne suis pas peureux mais là... J'entends une porte de hangar s'ouvrir et puis se refermer. Il n'y a pas de place pour mon appareil. Heureusement une demie-heure plus tard l'orage s'éloigne. Il est 9 heures du matin, la chaleur moite me réveille. Anton, un hollandais qui habite sur place 6 mois de l'année me demande non sans humour : alors Yvon bien dormi? C'était un peu humide lui répond-je. Mon Lambada est toujours là et tout couvert de pluie. J'en profite pour le laver soigneusement surtout les bords d'attaque. Peu de temps après je rencontre Agnès la femme d'Anton qui me propose des pinces à linge pour sècher tout ce qui était dans la tente. Ensuite je peux prendre mon petit déjeuner dans le restaurant des ailes. Quelle vue magnifique sur les monts du Livradois! Peu de temps après j'entends des commentaires du genre : ça va être fumant aujourd'hui. Je traduis avec cette humidité et cette chaleur des beaux nuages sont en train de se former. Ceux-ci devraient donner de bonnes ascendances. Après un déjeuner frugal je me prépare pour ce que j'attends depuis un an. Je vide soigneusement tout le compartiment à bagages pour alléger au maximum mon appareil. Prévol et je me prépare mentalement pour ce vol. Comme d'habitude le moteur HKS démarre au quart de tour et chauffe très vite. Paré, je m'aligne en piste 32. En trois secondes je me rends compte que mon badin ne fonctionne pas. La pluie de la nuit dernière est entrée dans le tube de pitot malgré une protection étanche aux araignées mais pas à l'humidité. Qu'importe le lambada est suffisament docile et sain en basse vitesse. Dorénavant, je me concentre sur l'aspect des nuages et le traffic éventuel. Je vise le plus gros nuage blanc avec une base plate et sombre au dessus des premiers reliefs. Et là bingo du premier coup, un bon 3m/seconde la manette des gaz dans la poche. Je suis alors aux environs de 1050m. Au bout de 360° je coupe le moteur. 2,5m/seconde en moyenne moteur arrêté je centre la pompe très rapidement. Maintenant j'atteint un taux de montée de 4m/seconde soit presque 250m de montée par minute moteur arrêté! Je me retrouve en quelques minutes à 1700m. Tout cela ne passe pas inaperçu : le chef pilote planeur m'observe. Peu de temps après j'entends la radio crépiter à un rythme soutenu. Le pilote remorqueur de planeur ne chôme plus. Pendant ce temps, je transite de nuage en nuage moteur coupé mais toujours en local du terrain c'est à dire en ayant la possibilité de rentrer sans moteur au bercail. Aujourd'hui je suis fatigué au bout de deux heures de vol et je remets le moteur par sécurité. Atterrissage sans difficulté sur ce champ d'aviation à "l'ancienne" presque aussi large que long. Je me dirige tranquillement vers le camping très heureux de mon vol. Il n'y a plus qu'a nettoyer les moustiques!
17:00 Publié dans Loisirs, Sport, Vol à voile ULM, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ULM, Lambadahks, Vol à voile, blogs, atom
Des vacances en Lambada (4)
Vendredi 21 juillet (toujours) Après un atterrissage impeccable devant un public de connaisseurs ; je range mon appareil devant le camping. En effet je me trouve enfin sur l'un des aérodromes les plus sympas de France avec tout ce qu'il faut pour le voyageur : restaurant, carburant et la tente au pied de l'ULM. Lorsque je me présente brièvement je sais que je dérange quelque peu car les membres du bureau sont en pleine réunion. J'en profite pour attacher mon Lambada et installer ma tente. Le matelas à peine gonflé la réunion se termine. Aussitôt le président m'invite à leur soirée alors que je n'étais pas prévu! Nous mangeons dehors alors que le vent fraîchit et je n'aime pas ça. Nous verrons pourquoi demain. Cela finira vers 2 heures du matin histoire de mieux connaitre ces personnes vraiment acceuillantes.
16:40 Publié dans Loisirs, Sport, Vol à voile ULM, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ULM, Lambadahks, Vol à voile, blogs
11.09.2006
Des vacances en Lambada (3)
Vendredi 21 juillet 06 Ah ce qu'on est bien dans le cabanon de Fabrice la nuit quand il y a la canicule! Au réveil pour commencer je mange des prunes délicieuses à souhait Ensuite nous prenons notre petit déjeuner ensemble en nous rappellant notre rencontre. en effet flashback : 1990 le 14 aôut au soir j'avais décollé de Frossay avec mon premier ULM Quicksilver avec mon père à bord. La nuit arrivant et le carburant baissant, je m'était posé dans un champ sur la commune de Champdeniers (79), près des parents de Fabrice. N'ayant absolument pas de quoi se loger; nous avons été remarquablement hébergés. Le lendemain , le vent avait viré au sud en étant soutenu. Nous avons été contraint d'attendre le soir que le vent baisse pour pouvoir repartir. Depuis cette date nous nous revoyons au moins une fois par an tantôt en Bretagne tantôt dans les Deux-Sèvres. Après deux heures d'échanges nous nous séparons à Usseau. Un ulmiste me propose un café dans leur hangar. Pendant ce temps un nuage à développement vertical se profile à l'horizon. Coup de fil à l'auberge de Hautefaille distante de 100 km environ. Pas d'orage en vue sur place donc je décide de partir. Il est temps, peu après le décollage, je vois des éclairs dans les masses sombres. Je contourne celles-ci sur 25 km. Je passe tout près d'Angoulême en direction d'Hautefaye dont je ne connais pas les coordonées GPS. Il va falloir ouvrir les yeux et reprendre les anciennes habitudes : la règle, le crayon et la montre. La piste ULM se situe à 31 km de la ville d'Angoulême à vol d'oiseau. En 12 minutes exactement j'arrive à la perpendiculaire de la piste supposée. 90° à droite pour commencer sur 1 km environ : rien. 180° sur 2 km et là bonne pioche et je découvre une bande d'herbe sèche dans une vallée avec des arbres dans le bas. Le vent est nul heureusement. Passage à la perpendiculaire pour annoncer mon arrivée et étape de base au dessus d'un grand bosquet. Bigre que la piste est ondulée et penchée tout en montant de l'ordre de 5%! Je m'attends à un atterrissage calamiteux, et bien pas cette fois!J'attache bien mon appareil car je ne "sens" pas bien cette journée. Il fait très chaud de l'ordre de 35° et lourd en même temps. L'acceuil est très chaleureux et en 4.4 climatisé s'il vous plait. L'auberge distante de quelques centaines de mètres est très jolie tout en étant intégrée dans un camping. Repas digne du Sud-Ouest avec soupe, entrée, plat de résistance, fromage et dessert pour 19 euros. Après le repas, je discute avec le propriétaire qui lui même est pilote et possède 2 ULM. Celui-ci m'explique qu'il y a une multitude de pistes privées dans la région et plus plates également. Il fait tellement chaud que je ne peux raisonnablement décoller en sécurité. J'en profite pour tester les douches du camping. Vers 18 h 30, je décide de partir dans le sens de la descente. A peine l'ULM est en ligne de vol qu'il absorbe une bosse, ce qui entraine un bond mais n'a pas la vitesse nécessaire pour pouvoir décoller. Gaz à fonds on a plus le choix mais il y a une deuxième bosse au mauvais moment. Le train d'atterrissage souffre et l'hélice passe tout près du sol et ça repart pour un deuxième bond amplifié mais là je lui impose un décollage au second régime. Palier bien plus long que d'habitude, coup d'oeil au badin et enfin je retrouve un bon 4,5 m/seconde malgré la chaleur et les 50 litres restants. Direction Ussel dans le Massif Central. J'en profite pour exploiter quelques nuages sans grands succès. Je décide de faire un détour par Bort-les-Orgues, je n'y était pas venu depuis 1994. Que c'est magnifique cette cassure géologique vu du ciel. Plus loin, je passe près de le Luguet montagne de 1551 m. Peu après je découvre la vallée de l'Allier et sur un promontoir le site de Beaumont immense piste en herbe pour toute forme d'aviation. Ce site est tout proche de Brioude et nous en reparlerons bientôt.
16:25 Publié dans Loisirs, Sport, Vol à voile ULM, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ULM, Lambadahks, Vol à voile, blogs
08.09.2006
Glossaire
Extrados : dessus de l'aile par opposition à l'intrados : dessous de l'aile
Saumon : extrémité de l'aile, dans le cas du Lambada démontable pour gagner de la place dans les hangars
ULM Ultra Léger Motorisé de masse maximum au décollage de 450 kg passagers et carburant compris
472.5 kg si parachute pyrotechnique de secours est installé à bord, c'est le cas du Lambada
Motoplaneur (ULM) aéronef ayant un dispositif autonome de décollage par opposition au planeur pur
Nuage à dévellopement vertical ou cumulonimbus : masse nuageuse très dangereuse si l'on se retrouve dessous en particulier. On peut y trouver vent violent et tourbillonnant, grèle de la très grosse pluie et même de l'orage. Mais le plus dangereux c'est que l'on peut y être aspiré et ne plus pouvoir contrôler l'appareil.
Bord d'attaque : partie avant d'une aile ou d'un empennage devant être propre pour avoir un bon rendement en plané.
HKS : moteur japonais de 62 CV 4 temps, 4 soupapes par cylindre, flat twin, de 56 Kg tout compris
Badin ou anémomètre : appareil fonctionnant par le vent relatif pour indiquer la vitesse de l'appareil dans la masse d'air.
10:50 Publié dans Loisirs, Sport, Vol à voile ULM | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ULM, Lambadahks, Vol à voile, blogs
07.09.2006
Des vacances en Lambada (2)
Jeudi 20 juillet 06. Après avoir plus au moins dormi sur le lit de camp du club, je me réveille tout heureux : je suis en vacances. Bonne visibilité, le vent a viré à l'est. Quelques personnes regardent de près mon ULM dont une femme indienne pilote qui fait un stage de 3 mois en France. Peu après avoir détaché les ailes je fais la prévol : il n'y a pas trop de rosée. Quand c'est le cas il faut l'éliminer avant de décoller car cela perturbe l'écoulement de l'air sur l'extrados de l'aile. Départ face au soleil et direction St Brévin les Pins pour longer la côte. Direction la pointe de St Gildas et Pornic. De là je décide un petit détour vers un lieu-dit "le port" près du canal de Haute Perche. Survol de la maison d'un ami Michel Tous, précurseur d'une aviation plus libérale. Malgré 3 passages successifs au dessus de sa maison, il ne m'entend pas. Ce qui prouve une fois de plus le silence de toutes les versions du Lambada. Retour vers la côte face à l'ile de Noirmoutiers Atterrissage sur le petit terrain d'aviation des Sables d'Olonnes avec un restaurant sur place. Après avoir bien mangé (il n'y avait pas eu vraiment de petit déjeuner) direction les Deux Sèvres. J'en profite pour survoler le Marais Poitevin. Atterrissage à Usseau base ULM au sud de Niort. De cette base très connue dans le millieu, un ami Fabrice Fichet viends me chercher sur place. Une collègue de travail de celui-ci en profitera pour poser tout un tas de questions. Arrivée dans la ville de Niort vers 22h il fait 29° ce sera dur de dormir.
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06.09.2006
Des vacances en Lambada (1)
Mercredi 19 juillet 06,17 heures départ de Morlaix. La masse nuageuse vient de se déchirer. Coup de téléphone à mon lieu d'arrivée prévu : Frossay grande base ULM proche de la Loire entre Nantes et St Nazaire. Aujourd'hui je ne suis pas pressé : je ne fais pas "go to" sur mon GPS. "go to"signifiant aller du point A au point B le plus droit possible. Au contraire je décide de descendre la Vilaine à partir de Redon jusqu'a son embouchure. Peu après je m'attarde sur les marais salants de Guérande qui sont beaucoup plus jolis vus du ciel. Mais le clou de ce voyage c'est la Grande Brière avec ce vert uniforme à perte de vue. Survol du pont de St Nazaire symbole de la technologie des hommes. Peu de temps après j'arrive en vue de la base de Frossay. Atterrissage sans problème par petit vent de sud-ouest. Accueil toujours aussi sympathique en Loire Atlantique :"tu veux dormir ici ce soir ?". Oui, je veux bien. "Ici il y a un lit dans le club house". OK. "Tu veux manger avec nous au resto ce soir?" OK. Voilà comment ça se passe en toute simplicité dans le millieu ULM.
17:55 Publié dans Loisirs, Sport, Vol à voile ULM, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ULM, Lambadahks, Vol à voile, blogs







