26.10.2006
Des vacances en Lambada (11)
Mercredi 26 juillet 06 Après un début de nuit difficile (à cause des moustiques); j'émerge tout doucement dans ce grand dortoir. Après une douche salvatrice, je me dirige vers le club house de Chambéon. Je rencontre Marie Thérèse Coquard, figure emblématique de l'aérodrome. Elle me prépare en deux temps, trois mouvemements un solide petit déjeuner. Me voilà prêt pour de nouvelles aventures! Michel Favier, un constructeur de souris-bulle arrive à ce moment là. Celui-ci, fait un stage intensif sur Lambada 912. En cette période, il se trouve dans la phase désagréable d'une partie de l'apprentissage. Cette partie, vous l'avez deviné, c'est "l'arrondi" en plus sur un train classique. C'est là que je me permet de lui suggérer une petite astuce. Celle-ci consiste à trouver un repère correspondant exactement à l'horizon. Nous décidons à ce moment-là de voir de près le Lambada 912. Et Michel Favier s'installe à bord pour bien "imager" ce repère. Jean Michel Texereau arrive et commence à parler de sa nouvelle passion. Il s'est lancé dans le kart avec son fils ; ce qui n'a rien à voir avec l'aviation. Le Lambada 912 est sorti sous un soleil de plomb. Les voila partis pour une série de tours de piste par vent nul. Et il ne se débrouille pas si mal! Je retourne au club d'aéromodélisme où aujourd'hui on acceuille des jeunes d'un centre de vacances. Un jeune retraité explique avec passion comment fonctionne un avion radiocommandé. Et ce, avec une foule de détails mais en restant toujours très pédagogue. Nous mangeons ensemble dans ce grand local qui reste frais par rapport à l'extérieur. Je m'intègre à l'équipe car j'ai commencé par l'aéromodélisme et ça aide. Je m'intéresse toujours de loin au motoplaneur électrique et je pense y revenir un jour. Maintenant place à la vaisselle! Mais bientôt les choses sérieuses vont commencer. Jean Pierre Yvrard arrive et nous sommes un peu excités car les conditions de vol à voile ont l'air d'être bonnes sur le Forez.
16:00 Publié dans Loisirs, Sport, ULM, Vol à voile, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lambadahks, Vol à voile, ULM, hks, voyage, 912, sinus
18.10.2006
Des vacances en Lambada (10)
Mardi 25 juillet Après avoir harnaché mes affaires dans mon ULM et prêt à partir ; il est environ 15 heures. Dernier au revoir à la radio et transmission d'un bonjour à Yves Jacquier. Cette fois en solo cela monte mieux et je retrouve presque un 5 M/seconde. Dès les premiers contreforts du Livradois, je rencontre une pompe. A ce moment là, je suis à environ 1000 M mais seulement à environ 200 M au dessus d'une clairière ou se trouve un corps de ferme assez important. Celui-ci est bien ensoleillé alors que presque tout autour, la forêt se trouve dans l'ombre. Cette pompe que je qualifie de "bretonne" au début, se révèle par la suite être la plus grande jamais rencontrée dans ma modeste expérience en la matière. En effet, celle-ci, au début est très difficile à cerner et peu puissante. A tel point qu'au début j'hésite à couper le moteur. Chose que je fais quand même au bout de trois 360°. A ce moment là, mon vario passe de moins 0,5 M/seconde à plus de 1 M/seconde en positif. Mais têtu et sentant là quelque chose d'intéressant vu la hauteur, la suite me donne raison. Au bout de deux minutes environ, la pompe qui au début était "patatoïde" devient bien circulaire. A ce moment là je suis toujours relativement bas et je sens quelque chose de puissant. Mon vario passe très vite à plus 3 M/seconde tout en étant très régulier. J'arrive très vite à 1500 M et ça monte de plus en plus. Peu de temps après, je me retrouve avec un vario en butée. Il est vrai que celui ci est un vario de plaine gradué de +5 M à -5 M ; contrairement à un vario de montagne gradué de +10 M à -10 M. A 2000 M, je n'en crois pas mes yeux, ça monte presque toujours autant entre 4 et 5 M/seconde soit environ 270 M par minute! Mes oreilles sont là pour confirmer la chose. Arrivé à 2800 M, mon record personnel est battu. A cette altitude, le taux de montée diminue tout en étant significatif sur une large zone. Cela ne "monte plus qu'à" 2 M/seconde. A partir de 2900 M, la pompe mollit mais je persiste car je veux dépasser les 3000 M. Mon GPS m'indique 3068 M lorsque je décide de prendre le cap sur Feurs distant d'environ 70 Km à vol d'oiseau. Au début cela se passe très bien et je reste dans une très vaste zone d'ascendance qui permet de voler sans perdre d'altitude. Puis je me retrouve dans la vallée de la Dore près d'Ambert. Et là ça descends! Encore le vario en butée mais cette fois dans l'autre sens. Et je vois le plan de descente sous les monts du Forez que je dois franchir. Alors que je vois d'autres nuages prometteurs à portée de main, je préfère remettre le moteur en marche. Il n'a pas le temps de chauffer que je le recoupe déjà. J'ai perdu presque 2000 M en une trentaine de Km. Près d'Ambert, je remonte à environ 2600 M, ce qui me permet d'arriver près de Feurs-Chambéon. Au moment où je me pose la question de remettre le moteur ou pas; à la verticale d'une retenue d'eau tout change. A cet endroit, je reprends 300 M, ce qui me permet d'avoir suffisament de marge pour intégrer le circuit planeur de Chambéon. Atterrissage jubilatoire sur terrain connu et roulage dégressif jusqu'au taxiway. Remise en route du moteur pour taxier le Lambada jusqu'au hangar pour se retrouver à l'ombre. A ce moment là, je veux contacter mon ami Jean Pierre Yvrard mais le téléphone est déchargé. Dans le hangar de Chambéon, il y a là un autre Lambada celui-ci équipé d'un rotax 912 et d'une hélice à mise en drapeau. Près de celui-ci, se trouve un élève qui attend son instructeur. Tout de suite, le courant passe entre nous, j'ai nommé Michel Favier. Il fait tellement soif que nous prenons un jus d'orange au bar chez Marie-Thérèse en attendant Jean Michel Texereau, l'instructeur. Sur ces entrefaits, arrive Jean pierre Yvrard, le mécano du club et fou du Lambada. Nous repartons ensemble en direction de Roanne mais il est déjà 18 heures. Nous ne trouvons pas de pompes significatives mais ce n'est pas grave. Nous ferons mieux demain. Nous rangeons le Lambada dans un hangar près d'un avion de voltige. J'ai une faim de loup et j'apprécie une salade composée. Retour à l'aéroclub où se trouve un local avec dortoir attenant au club d'aéromodélisme très dynamique. On y trouve des gens passionnés qui donnent des cours théoriques au tableau! De l'autre côté du dortoir, il y a un atelier de construction très actif : je n'ai jamais vu cela ailleurs. A part les moustiques (que j'arrive à tuer) c'est très confortable. Maintenant dodo.
14:55 Publié dans Loisirs, Sport, Vol à voile ULM, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lambadahks, vol à voile, ULM, tourisme, rotax 912, sinus, hks
12.10.2006
Des vacances en Lambada (9)
Mardi 25 juillet Mon ami Hollandais Ton m'envoie en l'air sur son pendulaire Take Off équipé d'un moteur BMW. Avec mon problème de hanche, j'apprécie le confort de cet appareil. Et je retrouve les sensations inimitables d'être à l'air libre comme sur mon premier ULM. Nous commençons par descendre l'Allier en direction de St Germain Lembron. Nous continuons vers Usson ou une Vierge domine de sa hauteur tout le village que j'avais visité en famille il y a une dizaine d'années. Contournement de Sauxillanges par la droite et vision sur Issoire qui possède son circuit automobile. Retour en direction de Massiac pour admirer au passage des cassures géologiques similaires à Bort-les-Orgues. Après le calme intégral du vol, l'ULM se mets à bouger en finale près du sol. Ton maitrise parfaitement son appareil et se pose en "kiss landing". Peu après, je ressent un petit pincement au coeur : je dois partir alors que le président du Club de Brioude me demande de rester. Un certain Mr Tournier de la région Grenobloise, chez qui je devais passer m'annonce qu'il ne pourra pas me recevoir les jours suivants. De plus, je reçois un message sur mon portable m'annonçant : Alors Yvon, qu'est ce que tu fous! Quand est-ce que tu arrive à Feurs! Là je reconnais le mécanicien de l'aéroclub de Feurs qui s'impatiente de voler sur mon Lambada. Celui-ci s'appelle Jean-Pierre Yvrard, un ancien instructeur de planeur dans le secteur de Lyon. C'est lui même qui m'a initié au vol à voile. Cela a commencé sur Sinus en 2003 et j'ai poursuivi en 2004 sur Lambada. Il est à noter que l'aéroclub de Feurs tourne beaucoup grâce à l'ULM et son instructeur salarié : Jean-Michel Texereau. Celui-ci m'avait "laché" sur Sinus alors que je n'y étais pas très à l'aise au début. Malgré des palonniers réglables au sol et un coussin sous les fesses et un autre derrière le dos ; je n'arrivais pas à botter tout à fait à fond. Il est à noter que je suis particulièrement petit (1M53). Aussi, mon Lambada est légèrement modifié. Le dossier a été repositionné vers l'avant et monté sur charnière. Un appui spécifique au niveau de l'appuie-tête ainsi qu'une rehausse a été fabriqué par Urbanair en Tchéquie. Aménagé de cette façon, le Lambada est particulièrement confortable. Mais revenons à ce vol Brioude-Feurs qui sera sublime.
10:00 Publié dans Loisirs, Sport, Vol à voile ULM, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lambadahks, BMW, Loisirs, Sports, Vol à voile, hks, ULM
06.10.2006
Des vacances en Lambada (8)
Lundi 24 juillet 06 Dès le matin, je suis réveillé par la chaleur sous la tente. Il y a de l'animation sur le terrain de Brioude. Un grand-père de 80 ans environ arrive avec son planeur tracté derrière sa voiture. Toute une équipe de bénévoles s'affaire autour de cet "ancien". En très peu de temps, le fuselage est sorti de la remorque. Ensuite, les ailes sont enquillées dans un fourreau juste derrière le pilote. Le plan horizontal de l'empennage est simplement vissé et goupillé. Dernières vérifications d'usage et voilà prêt un nouveau planeur. Peu après cette équipe s'interesse à mon appareil. L'un d'entre eux s'exclame "mais c'est un Lambada comme celui de St Auban" (St Auban c'est la Mecque des planeurs). En effet, le Lambada est utilisé la-bas pour "dégrossir" les futurs pilotes de planeur. Et les questions fusent. Pourquoi ce choix : pour évoluer en pilotage car le Lambada est un train classique et nécessite un bon réaprentissage pour l'atterrissage. Habitant à plus de 2 heures de route du premier terrain pratiquant le vol à voile, je me suis réorienté sur un appareil autonome. Pourquoi le choix du moteur HKS de 62 CV ? Habitant en plaine et étant moi-même léger, ce moteur suffit amplement pourvu que l'on ait une piste de 350 M. Avec cet appareil vous pouvez pratiquer un vol à voile ludique et très plaisant tout en étant économique en carburant. En moyenne sur une centaine d'heures de vol, je consomme environ 400 L de SP95! Et cette année j'espère mieux faire. Car le vol à voile c'est toujours un challenge ou des challenges. Peu de temps après, je propose à Anton de voler cet après-midi. Celui-ci me répond qu'il voudrait bien mais préférerait que ce soit son fils. Je lui dit : Ok pas de problème vers 13H15. Cette fois, lorsque nous décollons, je sens la différence : il fait chaud, le vent est nul, et mon passager dépasse le quintal. Il nous faut environ 250 M pour décoller. Et la montée est plus longue car contrairement à hier des instabilités non exploitables se sont déclenchées entre la vallée et les reliefs. Nous nous faisons balloter dans les tabasses et la température d'huile monte à 118° (elle ne doit pas dépasser 130°) Arrivé à 1200 M, je peux enfin couper et pour presque 2 heures et 45 minutes. Au bout de ce laps de temps, nous serons fatigués. Anton junior n'est pas un novice et en très peu de temps il s'adapte au Lambada qu'il apprécie vivement. Le courant passe très bien et nous pouvons nous reposer mutuellement grace aux doubles commandes. Nous atteignons 2700 M ce jour là et nous pouvons transiter sur une trentaine de kilomètres. Dans ce cas là, nous volons à environ 90 Km/h et en 20 minutes nous parcourons cette distance. A cet endroit, il doit y avoir une pompe exploitable sinon on redémarre le moteur. Dans ce vol très intéressant, nous confrontons nos points de vue et nous nous accordons bien pour les choix tactiques. Aujourd'hui encore nous nous posons sans moteur car il n'a servi que pour la montée initiale. Quelle immense satisfaction ces vols sans bruits, sinon celui du petit sifflement du vent dans l'habitacle permettant d'enlever les casques.
10:10 Publié dans Loisirs, Sport, Vol à voile ULM, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vol à voile, ulm, Lambadahks, atom, HKS, voyage, sinus







