26.09.2007

Premières Lambadades à Feurs (2)

Pour cette première rencontre de Lambada en France, nous avons de la chance. Je me répète peut-être pour vous lecteur qui n'avez pas pu y participer. Quelle météo : un soleil radieux, peu de vent, et 25°... Le tout dans une bonne ambiance. Donc vers 11 heures, arrive Robert Julian de Gap. Celui-ci apporte mon hélice repliable en bec de canard dans son Lambada. En effet, le concepteur de cette hélice et du Choucas (Claude Noin) entre autre habite tout près du hangar où est basé le Lambada de Patrick Mondon et de Robert. J'avais eu l'occasion de faire leur connaissance l'année dernière (voir Blois en Lambada 2006 (2)). C'est pourquoi je suis très heureux de le revoir car lui aussi c'est un furieux! Tenez vous bien 1400 heures de vol sur Lambada à eux deux en moins de 4 ans! Donc, je débrêle l'hélice qui est bien attachée au siège en le remerciant pour ce transport. Et c'est là qu'intervient Michel Favier pour m'aider à monter cette hélice. A la réflexion, il me sortira : eh bien si tous les ouvriers de chez volkswagen réfléchissaient autant! Nous épluchons chaque phrase de la notice fournie avec cette hélice. Car nous ne voulons pas monter une pièce à l'envers. Quand c'est terminé, Martin Stepanek vient voir cela de plus près mais sans grande conviction. Entre-temps je vide le réservoir droit de son essence. l'équipe Urban air démonte une demie aile pour pouvoir changer la jauge qui ne fonctionne plus. Quel beau travail! Toutes ces pièces invisibles de l'extérieur. Ces pièces tournées et noyées dans la résine plus les commandes à branchement automatique : une merveille de mécanique. Jean Pierre yvrard me recommande de graisser ces pièces difficilement accessibles. Ce que je fait dans la foulée grâce à sa caisse à outils particulièrement garnie. A partir de maintenant, jusqu'a midi et demi, c'est un défilé incessant de lambada. Des tricycles, des classiques, des jabiru, des rotax... En pratique, ils sont tous différents! Je reconnais Jacques Heymes qui nous vient de St Pierre d'Oléron. Il y a également Mr Bourhis avec son amie de Val de reuil, près de Rouen. Encore un breton avec un nom pareil! Ensuite, arrive Mario Zuliani de Paray le Monial, "ancien"  du vol à voile. Puis deux propriétaires différents sont arrivés par la route de Villefranche Tarare. Tous les deux sont équipés de jabiru, l'un avec une hélice à pas variable électrique. L'autre, celui de Paul Névoret utilise un système unique. Sur une base de plateau Hoffmann, Vincent Duqueine (Duc hélices) a adapté un dispositif de mise en drapeau. (Il est impossible d'adapter l'hélice woodcomp d'origine utilisée sur le rotax). Le jabiru comme le HKS n'ont pas d'arbre d'hélice creux. C'est pourquoi, j'ai adapté l'hélice Noin qui apporte en plus une meilleure aérodynamique incontestablement. Vous lirez la suite dans une prochaine note...

19.09.2007

Premières Lambadades à Feurs (1)

Les 15 et 16 septembre 2007 ont eu lieu les premières Lambadades à Feurs. Disons le tout de suite, pour ceux qui ont pu y participer, ce fut particulièrement réussi. Tout d'abord, je rends hommage à toute l'équipe de l'Aéroclub de Chambéon sans qui cela n'aurait pu réussir. En second lieu, il y a eu une météo exceptionellement favorable et ce, sur l'ensemble de la France. En conséquence, il y a eu une douzaine de Lambada des quatre coins du territoire plus un Sinus et un Kitfox venu de la frontière Suisse. De plus, l'équipe Urban air composée de trois passionnés volant eux même sur Lambada et sur Samba. Je n'ai retenu que deux noms parmi les tchèques Martin Stepanek (l'ingénieur boss) et David technicien, toujours très calme mais très efficace. Et n'oublions pas l'équipe Aéroimpex au grand complet : Jean François Rochard, Jean Michel Thomas, Martine Rochard sans oublier Magic (le toutou). A dire vrai, deux furieux (Rémy Noé et moi-même) ont triché un petit peu. En effet, nous sommes arrivés le vendredi 14 au soir. Bien m'en a pris, car d'après ma femme, la météo n'était pas terrible le samedi matin à Morlaix. Donc, je suis parti dès le début de mon week-end et j'ai fait le vol d'une seule traite en 4 heures et vingt minutes. En ce qui me concerne, c'était la première fois que je faisais 680 Km d'un seul coup Donc, nous avons été acceuillis par Jean Michel Texereau (l'instructeur du Club), l'équipe Aéroimpex ainsi que Monsieur Beaudouin, Président de l'AC du Forez. Et pour commencer, nous avons été acceuillis par un pot de l'amitié juste avant que ne commence une réunion de bureau dudit Club. Peu après, nous sommes allés dans une pizzeria dans la ville de Feurs dans l'alhambra piloté par Martine. Et là Rémy Noé (baroudeur qui a traversé l'Afrique avec son Lambada : voir le blog : www.remysafari.skyblog.com) nous a fait un festival. Celui-ci faisant un jeu de mots fumant ou fumé si vous préférez ; mélangeant le saumon de l'aile avec le poisson dans l'assiette à Jean Michel Thomas. A ce moment, arrive par la route une connaissance de Jean François. Celui-ci étant vélivole et un "ancien de Chérence"s'appelle François. Lui même nous ramènera dans le dortoir de l'aérodrome de Feurs. Nous sommes réveillés vers 4 heures du matin par les techniciens d'Urban air qui recherchent le dortoir. Rémy se lève et lance un "come on boys and welcome". Nous poursuivons notre nuit et le matin, nous sommes en face d'un Lambada tout neuf sur sa remorque. Peu après, l'équipe Aéroimpex vient nous récupérer pour nous envoyer dans le village de Chambéon où nous trouvons des croissants et un chocolat. En sortant du bar, nous constatons que la brume commence à bien se dissiper. Retour au terrain où les choses sérieuses vont commencer. A ce moment Michel Favier, (que je connais bien et dont je raconterai une aventure commune dans une prochaine note) arrive. Premièrement Rémy à besoin d'une révision de son jabiru dont les bougies sont encrassées. Les tchèques commencent par celui-ci et controlent en même temps sa roulette avant. Parallèlement, on me demande ce dont j'ai besoin. Je réponds que mes scotchs de jonction d'aile/aileron, sont fatigués et que j'aimerais les remplacer par le nouveau système utilisé sur les planeurs perfos. Je précise également que ma jauge droite est toujours "full tank" même vide. La copine de Martin Stepanek commence par enlever les vieux sparadraps ainsi que la colle avec un diluant. L'un des premiers Lambada à arriver sur le terrain aujourd'hui c'est celui du célèbre jules", j'ai nommé Raymond Bardeau d'Orléans. Celui-ci est une célébrité dans le monde du vol à voile, et ce, depuis des lustres. Raymond, aujourd'hui agé de 84 ans me semble-t-il, est victime d'une erreur de puriste. En effet, sur le Lambada, près de la jonction de l'aile et du winglet, se situe la mise à l'air libre de chaque réservoir. Et comme la mise à l'air libre a été scotchée en même temps que le winglet ; le réservoir structurel de l'aile s'est mis en dépression. La conséquence : eh bien le bord d'attaque au niveau du réservoir a craqué sur 50 cm environ mais sans conséquence sur la résistance de l'aile. Heureusement que le moteur 912 n'a pas calé au mauvais moment. Mais je comprends son dépit car il devra s'abstenir de voler pendant quelques temps. Vous lirez la suite des Premières Lambadades la semaine prochaine.