28.08.2009
Le Phoenix en avant-première
La grande nouveauté de ces lambadades 2009 a été sans aucun doute la présentation en statique du Phoenix. Ce motoplaneur d'une finition hors pair nous a tous fait rêver. Imaginez en effet un Lambada en plus large avec une console centrale regroupant les volets et les aérofreins séparément. De plus, le galbe et la couleur bleue soutenue des sièges est une invitation à la découverte des pompes! La verrière d'un seul bloc est monumentale, montée sur vérins et disposant d'un seul verrouillage à l'arrière. L'aération est bien pensée : elle dispose de deux dispositifs indépendants. L'un est actionné à l'avant par une tirette ouvrant une écope centrale. le deuxième est identique au Lambada à savoir des ouvertures à glissières plus flipper comme sur la plupart des planeurs. La visibilité sur l'avant est moins bonne que sur le Lambada, du moins au sol (je n'ai pas encore fait l'essai en vol). L'ensemble capot-verrière ressemble au Viva mais la comparaison s'arrête là. Le Viva est un motoplaneur tchèque également mais celui-ci vise une autre clientèle : il a un train rétractable et surtout une aile de 17 m d'envergure d'une seule pièce. Bonjour la découverte d'un hangar adéquat! Encore faut-il préciser que le capot du Viva est ajouré et permet de recevoir l'hélice une fois celle-ci repliée dans son logement. Mais revenons au Phoenix qui n'est encore qu'un prototype certes très prometteur. Celui-ci peut être motorisé à l'heure d'aujourd'hui qu'avec 2 moteurs : le rotax 912 ainsi que le HKS 700 E. Le Jabiru étant abandonné. Il est dommage également que l'usine Phoenix Aviation ne veuille pas installer pour le moment, le HKS 700 T comme turbo. A mon sens, ce moteur de 80 cv réducté pour 63 kg tout équipé est le meilleur rapport poids/puissance/fiabilité sur le marché. Néanmoins, une version électrique est prévue ultérieurement. Le rotax 912 utilise une hélice Woodcomp à mise en drapeau identique au Lambada tandis que le HKS est monté d'origine maintenant avec l'hélice portefeuille. Celle-ci est également la même hélice que j'utilise sur mon Lambadahks depuis maintenant 3 ans. Mais la grande nouveauté du Phoenix réside dans son aile entièrement nouvelle. Celle-ci est raccourcissable de 15 m à 11,40m. Les ailerons/volets couvrent toute l'envergure y compris les immenses winglets. Et ceci est extraordinaire tout en augmentant la VNE de 30 km/h passant de 210 à 240 km/h. A soixante centimètres environ de l'extrémité des moignons principaux, se trouve une trouve une trappe permettant de verouiller ces winglets géants d'un mètre 80. L'inconvénient de celle-ci est qu'elle se trouve dessous l'aile. Je veux dire par là que pour la prévol, ceci ne va pas dans le sens de la sécurité. Souvent lorsque vous faites ce genre d'opération, vous êtes "dérangé" par vos amis ou futurs baptisés. A mon sens, cette trappe ou se trouve un exentrique fort bien fait, devrait être dessus. A ce moment là, cette trappe serait visible du poste de pilotage. Le longeron de ce winglet est d'une beauté remarquable : il est moulé sous pression d'une seule pièce tout en carbone : technologie F1, prix ? Le plan fixe et la partie mobile horizontale sont identiques du moins en apparence au Lambada. L'implantation de l'aile avec un profil plus fin notamment à l'emplanture, a été avancée d'une dizaine de centimètres permettant un meilleur centrage avec un 912. L'inconvénient réside dans la diminution de la visibilité vers le bas. L'ensemble train carénage frein est remarquable par sa finesse aérodynamique. Je n'ai jamais vu d'équivalent. Il semble un peu plus large et plus souple comparativement. L'accès à bord ne se fait plus de l'avant mais par dessus l'aile plus basse que son prédécésseur. Que dire d'autre ? Qu'il devrait avoir une finesse anoncée de 33 à 35 suivant les versions. Eh bien il n'y a plus qu'a l'admirer et l'essayer au salon de Blois. Chose que j'espère pour vous donner mes impressions plus détaillées.
A bientôt
Yvon
11:52 Publié dans Vol à voile ULM | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : motoplaneurs, lambada, phoenix, blois








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Commentaires
Bonjour,
Je reviens de Blois et j'ai pu admirer le Phoenix qui est superbe et qui devrait corriger certains points du Lambada qui étaient à améliorer :
- finesse max
- vitesse de croisière
- insuffisance des aérofreins pour atterrir sur des terrains courts
En principe Martin Stepanek et Aeroimpex prévoient des essais en vol ce Mardi 1 er septembre.
Pour en revenir au comparatif Lambada/Sinus que j'avais publié dans la revue VOL à VOILE, je précise qu'il s'agissait de mon Lambada de série Rotax 80 ch versus le Sinus de Philippe Zen (qui lorsqu'il fut 10 ans durant champion du monde ULM préparait spécialement ses moteurs et machines).
Bien cordialement
Ecrit par : patrick huet | 31.08.2009
Bonjour, en attendant de remplacer peut-être nos Lambadas par un Phoenix aux aérofreins améliorés , qui a trouvé une bonne technique pour
ATTERRISSAGE COURT EN LAMBADA ?
( sur terrains de moins de 300 mètres....)
Merci pour les échanges de points de vue !
Ecrit par : patrick huet | 28.09.2009
Bonjour, quelqu'un a-t-il l'expérience du changement des inserts noyés dans le bas du fuselage, destinés à recevoir les boulons de fixation des lames métalliques retenant le train d'atterrissage? Les miens se sont désolidarisés et tournent "dans le vide".
Quant à l'atterrissage court en Lambada, ce n'est pas son point fort...Le mieux que j'aie trouvé consiste à arriver avec les AF sortis, donc un plan fort, à toucher à 70 km/h (plus vite, il rebondit), et à tout rentrer dès l'impact pour supprimer la portance additionnelle des volets de courbure. Mais moins de 400m, je m'abstiens!
Ecrit par : Michel Tripier | 11.10.2009
Concernant les atterrissages courts, je ne fais pas mieux que Michel Tripier. Je voudrais simplement rajouter quelque chose valable pour tous les multiaxes en général. Quand vous devez vous vacher et que visiblement le terrain est trop court, il vous reste une solution certes pas très conventionnelle. Lorsque vos roues commencent à rouler sur votre terrain de fortune, tirez sur la poignée de parachute. Cela abimera peut être vos tympans mais évitera de finir dans le talus...
Yvon
Ecrit par : Yvon Paugam | 16.10.2009
Bonjour à tous,
J'ai démonté l'aile droite de mon Lambada pour réparer le cablage de la jauge carburant, qui était écrasé entre aile et fuselage, et je n'arrive plus à remonter l'aile, dont l'emplanture reste bloquée à 3 cm du fuselage!
Quelqu'un en a-t-il l'expérience? Faut-il que les commandes d'aileron et d'AF soient dans une position précise pour bien s'aligner?
Ecrit par : Michel Tripier | 09.11.2009
Accessoirement, j'ai noté sur le site internet de l'importateur allemand Markus Müller que la production du Lambada (pas du Phoenix!) aurait repris en Tchéquie! Quelqu'un a-t-il des infos à ce sujet?
Ecrit par : Michel Tripier | 09.11.2009
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