14.07.2009

Essence plus qu'inflammable

Le 7 juillet dernier, à Feurs, s'est déroulé un accident qui aurait pu devenir très grave. En effet, un membre de l'aéroclub du Forez a eu l'une de ses plus grandes frayeurs de sa vie. Au cours du remplissage d'un des réservoirs du Lambada du club, celui-ci s'est enflammé spontanément. Il ne portait pas de vêtement en nylon ni de téléphone portable sur lui. Il a utilisé une branlette standard du commerce apparement sans danger a l'intérieur du hangar au sol bétonné. Lorsque le réservoir a pris feu, il a sorti l'appareil du hangar et s'est fait aider pour éteindre à l'aide d'un extincteur le début d'incendie. Résultat des courses : une aile bien endommagée mais le reste n'a pas été touché. En fait il a procédé comme tout un chacun sans fumer ni créer d'étincelle volontaire. Il semblerait toutefois, d'après d'autres cas que d'autres collègues m'ont rapporté. que le fait de remplir les réservoirs à l'extérieur minimise les risques. Dans ce cas, le vent évite, semble-t-il la formation de poches de gaz fortement inflammable. Avis aux ulmistes qui ne pensent que ça n'arrive qu'aux autres...

Yvon

29.06.2009

Comparatif Sinus Lambadahks

Les 12, 13 et 14 juin 2009 ont eu lieu les troisièmes Lambadades de renom. En effet, dans le microcosme du vol à voile ULM, cela commence à être connu.Une quinzaine de Lambada de toute la France se sont déplacés sur le Forez. La "mayonaise" a bien pris et on retrouve toujours un noyau de furieux. A commencer par Jean-Pierre Yvrard de l'aéroclub de Feurs qui a toutes les qualités requises pour être au centre de ces Lambadades. Imaginez, pour ceux qui ne le connaissent pas encore : un mécanicien hors-pair doublé d'un cordon bleu. Et tout ça doublé encore d'un pilote vol à voile sur Lambada. Pour lui, le moteur ne sert qu'à monter...En deuxième lieu, Martin Stepanek et José de Usti Nad Orlici en République Tchèque venus par la route avec un digne remplaçant du Lambada sur remorque. J'ai nommé le Phoénix dont je publierai mes impressions à chaud dans une prochaine note. Pour les impatients (dont je suis), je leur dirai que pour l'instant, ce n'est qu'un proto qui n'a encore jamais volé. Mais que c'est beau... Et n'oublions pas Jean-François et Martine Rochard les instigateurs de cette heureuse surprise qui ne manquera pas de faire couler beaucoup d'encre.

En ce qui me concerne, j'ai enfin pu réaliser le comparatif Sinus Lambadahks. Le Lambada équipé du moteur HKS et de l'hélice Noin repliable vers l'avant a les qualités de ses défauts : un taux de montée inférieur mais surtout une finesse moteur coupé nettement meilleure. En effet, la revue Vol à Voile de décembre dernier, a publié dans ses colonnes un comparatif au demeurant très intéressant. Dans ce comparatif, le Sinus 912 est plus performant que le Lambada 912. Mais dans le cas de mon comparatif le lambadahks est mieux centré car le moteur est plus léger. Pour le Sinus cela a moins d'importance je pense mais un fin connaisseur de cette bête de course pourrait nous éclairer. De plus, le Sinus dans toutes ces versions utilise une hélice à dispositif de mise en drapeau. Et ce système est toujours plus pénalisant qu'une hélice en portefeuille.

Donc, j'ai décollé seul à bord de mon lambadahks. Le sinus a décollé avec deux personnes de corpulence assez moyenne (140 kg environ à eux deux). Nous nous sommes retrouvés verticale Feurs à environ 900 mètres. Nous avons coupé simultanément les moteurs. Nous avons affichés 85 km/h tous les deux, aile dans aile. Et là, ce que j'avais imaginé depuis 2004 s'est réalisé. Inexorablement, le Sinus placé à ma droite n'a cessé de descendre plus vite. Et cela était plus que notable. Au bout de cinq minutes, on peut estimer la différence à une trentaine de mètres de hauteur. Bien sur cela n'est qu'indicatif et il faudrait refaire ce test à deux dans le Lambada. Mais surtout, une revue comme Vol à Voile devrait refaire ce test avec ces versions économiques : Sinus 582 contre Lambadahks. Pour plus de de détails, vous pouvez me contacter au 06 77 87 58 04. N'hésitez pas à laisser des commentaires sur ce blog. Je ne manquerai pas de répondre même si cela ne sera pas toujours facile.

Yvon

 

03.03.2009

Nouvelles Lambadades 2009

Comme tous les ans, maintenant, auront lieu les 13, 14 et 15 juin 2009, les Lambadades à Feurs. Et pour le profane, Lambadades signifie rassemblement de Lambada. Cette fois-ci, j'espère que Javier (d'Espagne) pourra faire le détour par Feurs. Cela lui permettra comme à d'autres de faire son choix entre les différentes versions. En effet, il existe trois versions : Lambada912 (la plus répandue), Lambadajabiru (meilleur rapport poids/puissance sur le papier) (Je lance le débat.) Et la dernière version le LambadaHKS (la plus vélivole grâce à son hélice repliable) Cette version, dont au départ personne ne croyait commence à faire des émules. Il y en a deux en France ainsi que d'autres à l'étranger. Dans la revue Vol à Voile, en décembre dernier, il y a eu un comparatif Sinus/Lambada. Ce comparatif, au demeurant très juste, ne reflète pas à mon sens la comparaison possible des versions économiques et performantes. Je voudrais, si c'était possible, comparer le Sinus 582 au LambadaHKS. Avis aux amateurs! Voici mon numéro de portable 06 77 87 58 04. A bientôt sur un terrain comme Feurs!

Yvon

11.12.2008

Les essais de l'hélice Noin/Duc (2)

Après maintes demandes dont Mr Fong (voir les commentaires), je me décide à publier les fameux essais de l'hélice Noin avec des pales Duc. Pour information, j'avais publié après Blois 2006 les premiers essais et réglages à chaud. Maintenant, je peux dire que c'est vraiment génial tant au niveau des performances que de la simplicité d'utilisation. L'automatisme de cette hélice est vraiment appréciable. Comparativement au mécanisme du Sinus que j'ai pratiqué lors d'un stage à Feurs en 2003 : y a pas photo! Le mariage Lambada, HKS, hélice Noin est vraiment remarquable. On ne le répétera jamais assez : le poids c'est toujours l'ennemi en ULM. De plus, pour améliorer les performances, j'ai modifié le centrage. En effet, sur tous les Lambada sur lesquels j'ai pu voler, ils étaient tous centrés très "avant". En particulier ceux équipés de rotax 912 ; et pire encore sur un train tricycle. Avec cette hélice, le taux de montée au niveau de la mer se situe environ autour de 3 m/seconde. A titre de comparaison, c'est aussi bien qu'un Cap 10! Bien sur, on préfèrerait un bon 5 m/seconde. Mais ce sera possible avec la version HKS 700 T (comme turbo)... 80 chevaux pour moins de 63 kilos : ça va causer! Revenons à ma version plus sage ou j'obtiens en monoplace environ un taux de chute de 0,9 m/seconde à 88 km/h soit une finesse max d'environ 27. En biplace, on obtient un peu moins bien : (toujours le poids) soit environ 1 m/seconde à 95 km/h soit 26. Quant à la vitesse max, on s'approche des 200 km/ à 6200 tours minute. Pour info, la VNE est à 210 km/h. Le plus spectaculaire, avec cette hélice (carènée depuis cet été) par deux demi-cones Duc vient du fait que le Lambada est beaucoup plus véloce qu'avant. En effet, pour transiter entre deux pompes, je n'hésite pas à afficher 160 au badin moteur coupé bien sur! Et quelle restitution après cette accélération n'est ce pas Michel Favier! A bientôt pour de nouvelles aventures en Lambada!

Yvon

26.08.2008

Comparatif motoplaneurs

Depuis longtemps, je n'avais pas vu de comparatif concernant les motoplaneurs ULM. Aussi, je vous recommande juste avant le salon de Blois d'acheter le numéro spécial de la revue "pilotes". Je vous demande de faire vite car à l'heure où j'écris ces lignes, il n'en reste peut être plus beaucoup. Celui-ci est un bimensuel et se renouvelle début Septembre. Ce dossier très complet, traite aussi bien les monoplaces que les biplaces avec justesse. Chacun, avec son cahier des charges, pourra faire son choix en lisant et relisant ce dossier qui servira de référence. De plus Mr Besse, qui connait son sujet et maitrise la plume ou peut être les "plumes" nous fait un essai du tout dernier Viva. Ce prototype de 17 M d'envergure équipé actuellement d'un Rotax 503 sera équipé (comme le Lambada UFM 15) d'un HKS. Une présérie de 5 exemplaires équipé de ce moteur Japonais est en cours de montage en République Tchèque. Gageons que cet appareil monotrace et à hélice repliable aura un beau succès. L'originalité de cet ULM tient dans l'utilisation d'une hélice courbe, qui à l'arrêt, se loge dans des ouies. Ces ouies, servent de refroidissement au moteur lors du fonctionnement. Cela permet un gain en finesse non négligeable. De plus, son train monotrace, rétractable lui permet des performances en plané, qui se rapprochent de son concurent Taurus. L'intérêt de cette formule réside dans un moteur fixe qui permet un gain de temps pour les redémarrages. Néanmoins, une telle envergure trouvera difficilement place dans les hangars. Dommage que les winglets ne soient pas démontables comme le Lambada. Pour visualiser le Viva, voir le sitewww. compositairplanes.cz

25.06.2008

Lambadades 2008 à Feurs (1)

Les 21 et 22 juin 2008 ont eu lieu les dernières Lambadades. Celles-ci organisées de main de maitre par le sieur Jean François Rochard. L'aéroclub de Feurs Chambéon y étant aussi pour beaucoup. Comme l'année dernière, nous avons eu  une très bonne météo. Je suis donc arrivé avec mon Lambadahks vers 20 heures le vendredi soir, comme prévu. Le vent, ce jour-la étant de sud, n'a pas influé sur mon timing. J'ai parcouru les 680 km séparant Morlaix de Feurs en 4 heures et 20 minutes. Cela fait une moyenne de 158 km/h à 5100 tours/minute. Au départ de Morlaix, je n'ai rempli que 85 litres de SP 95 sur les 2 fois 50 litres possibles. J'ai décollé de Morlaix sur le réservoir de gauche "full tank" et lorsque j'ai atterri à Feurs (moteur coupé au dessus des monts du Forez) il restait environ 20 litres dans ce même réservoir. Donc revenons après ces considérations techniques à Feurs. Rémy Noé, baroudeur avec son Lambadajabiru est déjà là. Il y là également André, un Breton Bigouden qui vit dans la région de Salon dans le Sud de la France me semble t-il. Celui-ci est arrivé avec un ami de Gap dans un Lambada912 tout neuf. Celui-ci est maintenant équipé d'origine d'un micro central chromé du plus bel effet. Après avoir déposé nos affaires dans le dortoir (accolé à l'atelier de construction de modèles réduits dont certains sont à l'échelle 1/2!) Nous partons manger dans une pizzeria du centre ville grace à la voiture de Mr Beaudouin président de l'aéroclub de Feurs Chambéon. Nous mangeons sur la terrasse le soir à partir de 9 heures alors qu'il ne faisait que 19° à 14 heures à Morlaix. Un moustique en profite pour accompagner mon repas! C'a y est ce sont les vacances! Nous faisons connaissance et des mots qui raisonnent dans ma tête et me font plaisir : finesse, plané, moteur coupé, hélice en drapeau...Martine Rochard et Magic le toutou adorable nous raccompagnerons au dortoir que je commence à connaitre.                                                              vous lirez la suite dans une prochaine note

Yvon

29.01.2008

Premières Lambadades à Feurs (3)

Après un peu plus d'une heure de travail, l'aile droite du lambadahks est remontée avec une nouvelle jauge. Je peux remettre à nouveau les 20 litres que celui-ci contenait auparavant. David de Usti en République Tchèque fait une révision générale de la structure ; ce que j'apprécie particulièrement. En effet personnellement, je connais le moteur HKS et l'installation avionique mais très peu la structure verre/carbone/époxy. Précédement, mes deux ULM étaient des "tubes et toile" plus visibles pour la prévol. Mais paradoxalement ces ULM sont trop "accessibles" pour des mains non averties. Combien de fois, il m'est arrivé de constater que l'on avait touché le trim par exemple. En pratique, les ULM tout plastique d'aujourd'hui ne posent pas de problèmes de maintenance si ils n'ont pas de choc touchant la structure. Dans un cas pareil, le retour en usine s'impose. Mais en République Tchèque, ils savent faire et quand on visite leurs usine, c'est rassurant. J'ai personnellement eu l'occasion de visiter l'usine Urbanair de Usti en 2004. Cette visite dans l'usine m'avait conforté dans l'achat d'un Lambada. Revenons en France, au bord de la Loire sur un aérodrome nommé Feurs. Il est 18 heures trente et c'est l'heure prévue de la confrontation du constructeur, des propriétaires, et de l'importateur français Aéroimpex. C'est une première pour moi-même et pour beaucoup de propriétaires d'ulm. Sur un ton convivial, plusieurs sujets sont abordés. L'odeur d'essence à bord semble faire l'unanimité. Et le constructeur, connaissant le problème essaie de nous convaincre qu'il n'y peux rien. Cependant, un ancien mécanicien prétend pouvoir y remédier. "Si les voitures sentaient de la sorte, cela se saurait" Les problèmes de jauges semblent assez fréquent également. Un problème fréquent concerne les premiers moteurs rotax montés avec un radiateur subissant des contraintes allant jusqu'a la fuite heureusement progressive. Grossomodo, il n'y a pas de problèmes majeurs et c'est rassurant. Une note émanant de Rotax Autriche pour tous les possesseurs de 912 stipule qu'il vaut mieux ne pas utiliser de pompe électrique. En effet, à ce jour, il n'y a pas eu de défaillance de pompe mécanique sauf dans le cas d'une utilisation répétée de la pompe électrique. Les pignons de cette pompe électrique sont en graphite et non en "granit" Breton? Rires dans la salle, personne n'est parfait! Donc, ces résidus de graphite provoqueraient un dysfonctionnement du clapet de la pompe pierburg montée d'origine sur les rotax 912.

26.09.2007

Premières Lambadades à Feurs (2)

Pour cette première rencontre de Lambada en France, nous avons de la chance. Je me répète peut-être pour vous lecteur qui n'avez pas pu y participer. Quelle météo : un soleil radieux, peu de vent, et 25°... Le tout dans une bonne ambiance. Donc vers 11 heures, arrive Robert Julian de Gap. Celui-ci apporte mon hélice repliable en bec de canard dans son Lambada. En effet, le concepteur de cette hélice et du Choucas (Claude Noin) entre autre habite tout près du hangar où est basé le Lambada de Patrick Mondon et de Robert. J'avais eu l'occasion de faire leur connaissance l'année dernière (voir Blois en Lambada 2006 (2)). C'est pourquoi je suis très heureux de le revoir car lui aussi c'est un furieux! Tenez vous bien 1400 heures de vol sur Lambada à eux deux en moins de 4 ans! Donc, je débrêle l'hélice qui est bien attachée au siège en le remerciant pour ce transport. Et c'est là qu'intervient Michel Favier pour m'aider à monter cette hélice. A la réflexion, il me sortira : eh bien si tous les ouvriers de chez volkswagen réfléchissaient autant! Nous épluchons chaque phrase de la notice fournie avec cette hélice. Car nous ne voulons pas monter une pièce à l'envers. Quand c'est terminé, Martin Stepanek vient voir cela de plus près mais sans grande conviction. Entre-temps je vide le réservoir droit de son essence. l'équipe Urban air démonte une demie aile pour pouvoir changer la jauge qui ne fonctionne plus. Quel beau travail! Toutes ces pièces invisibles de l'extérieur. Ces pièces tournées et noyées dans la résine plus les commandes à branchement automatique : une merveille de mécanique. Jean Pierre yvrard me recommande de graisser ces pièces difficilement accessibles. Ce que je fait dans la foulée grâce à sa caisse à outils particulièrement garnie. A partir de maintenant, jusqu'a midi et demi, c'est un défilé incessant de lambada. Des tricycles, des classiques, des jabiru, des rotax... En pratique, ils sont tous différents! Je reconnais Jacques Heymes qui nous vient de St Pierre d'Oléron. Il y a également Mr Bourhis avec son amie de Val de reuil, près de Rouen. Encore un breton avec un nom pareil! Ensuite, arrive Mario Zuliani de Paray le Monial, "ancien"  du vol à voile. Puis deux propriétaires différents sont arrivés par la route de Villefranche Tarare. Tous les deux sont équipés de jabiru, l'un avec une hélice à pas variable électrique. L'autre, celui de Paul Névoret utilise un système unique. Sur une base de plateau Hoffmann, Vincent Duqueine (Duc hélices) a adapté un dispositif de mise en drapeau. (Il est impossible d'adapter l'hélice woodcomp d'origine utilisée sur le rotax). Le jabiru comme le HKS n'ont pas d'arbre d'hélice creux. C'est pourquoi, j'ai adapté l'hélice Noin qui apporte en plus une meilleure aérodynamique incontestablement. Vous lirez la suite dans une prochaine note...

19.09.2007

Premières Lambadades à Feurs (1)

Les 15 et 16 septembre 2007 ont eu lieu les premières Lambadades à Feurs. Disons le tout de suite, pour ceux qui ont pu y participer, ce fut particulièrement réussi. Tout d'abord, je rends hommage à toute l'équipe de l'Aéroclub de Chambéon sans qui cela n'aurait pu réussir. En second lieu, il y a eu une météo exceptionellement favorable et ce, sur l'ensemble de la France. En conséquence, il y a eu une douzaine de Lambada des quatre coins du territoire plus un Sinus et un Kitfox venu de la frontière Suisse. De plus, l'équipe Urban air composée de trois passionnés volant eux même sur Lambada et sur Samba. Je n'ai retenu que deux noms parmi les tchèques Martin Stepanek (l'ingénieur boss) et David technicien, toujours très calme mais très efficace. Et n'oublions pas l'équipe Aéroimpex au grand complet : Jean François Rochard, Jean Michel Thomas, Martine Rochard sans oublier Magic (le toutou). A dire vrai, deux furieux (Rémy Noé et moi-même) ont triché un petit peu. En effet, nous sommes arrivés le vendredi 14 au soir. Bien m'en a pris, car d'après ma femme, la météo n'était pas terrible le samedi matin à Morlaix. Donc, je suis parti dès le début de mon week-end et j'ai fait le vol d'une seule traite en 4 heures et vingt minutes. En ce qui me concerne, c'était la première fois que je faisais 680 Km d'un seul coup Donc, nous avons été acceuillis par Jean Michel Texereau (l'instructeur du Club), l'équipe Aéroimpex ainsi que Monsieur Beaudouin, Président de l'AC du Forez. Et pour commencer, nous avons été acceuillis par un pot de l'amitié juste avant que ne commence une réunion de bureau dudit Club. Peu après, nous sommes allés dans une pizzeria dans la ville de Feurs dans l'alhambra piloté par Martine. Et là Rémy Noé (baroudeur qui a traversé l'Afrique avec son Lambada : voir le blog : www.remysafari.skyblog.com) nous a fait un festival. Celui-ci faisant un jeu de mots fumant ou fumé si vous préférez ; mélangeant le saumon de l'aile avec le poisson dans l'assiette à Jean Michel Thomas. A ce moment, arrive par la route une connaissance de Jean François. Celui-ci étant vélivole et un "ancien de Chérence"s'appelle François. Lui même nous ramènera dans le dortoir de l'aérodrome de Feurs. Nous sommes réveillés vers 4 heures du matin par les techniciens d'Urban air qui recherchent le dortoir. Rémy se lève et lance un "come on boys and welcome". Nous poursuivons notre nuit et le matin, nous sommes en face d'un Lambada tout neuf sur sa remorque. Peu après, l'équipe Aéroimpex vient nous récupérer pour nous envoyer dans le village de Chambéon où nous trouvons des croissants et un chocolat. En sortant du bar, nous constatons que la brume commence à bien se dissiper. Retour au terrain où les choses sérieuses vont commencer. A ce moment Michel Favier, (que je connais bien et dont je raconterai une aventure commune dans une prochaine note) arrive. Premièrement Rémy à besoin d'une révision de son jabiru dont les bougies sont encrassées. Les tchèques commencent par celui-ci et controlent en même temps sa roulette avant. Parallèlement, on me demande ce dont j'ai besoin. Je réponds que mes scotchs de jonction d'aile/aileron, sont fatigués et que j'aimerais les remplacer par le nouveau système utilisé sur les planeurs perfos. Je précise également que ma jauge droite est toujours "full tank" même vide. La copine de Martin Stepanek commence par enlever les vieux sparadraps ainsi que la colle avec un diluant. L'un des premiers Lambada à arriver sur le terrain aujourd'hui c'est celui du célèbre jules", j'ai nommé Raymond Bardeau d'Orléans. Celui-ci est une célébrité dans le monde du vol à voile, et ce, depuis des lustres. Raymond, aujourd'hui agé de 84 ans me semble-t-il, est victime d'une erreur de puriste. En effet, sur le Lambada, près de la jonction de l'aile et du winglet, se situe la mise à l'air libre de chaque réservoir. Et comme la mise à l'air libre a été scotchée en même temps que le winglet ; le réservoir structurel de l'aile s'est mis en dépression. La conséquence : eh bien le bord d'attaque au niveau du réservoir a craqué sur 50 cm environ mais sans conséquence sur la résistance de l'aile. Heureusement que le moteur 912 n'a pas calé au mauvais moment. Mais je comprends son dépit car il devra s'abstenir de voler pendant quelques temps. Vous lirez la suite des Premières Lambadades la semaine prochaine.

21.08.2007

Des vacances en Lambada 2007 (1)

Samedi 14 juillet 2007
Cette année, ma famille au grand complet, m'a convoyé jusqu'au terrain d'aviation de Morlaix. Et quand la voiture disparait à l'horizon, je me sens quelques instants seul. Mais cela ne dure pas car il faut tout installer à bord et bien l'arrimer. Coup de fil à Fabrice Fichet avant de partir : je devrais arriver à Champdeniers (près de Niort) vers 19 heures. Coup de démarreur, il est 16 heures 15 et il fait beau! Il fait beau en effet car depuis 2 mois et demi, il ne cesse de pleuvoir comme dans toute la France. Je n'espère qu'une chose en partant : trouver un air plus sec pour passer de bonnes vacances. Car cette année, c'est plus compliqué que d'habitude pour moi même : En plus de mes problèmes osseux et articulaires habituels, j'ai une coxarthrose (limitation d'amplitude de la hanche avec douleurs par dessus) Enfin, dans ma trousse à pharmacie, j'ai des antalgiques puissants au cas où. Assez parlé de moi, place aux vols pour vous lecteurs! J'arrive dans le secteur du lac de Guerlédan pour apprécier le premier beau paysage depuis le départ de Morlaix. Mais à partir de cet endroit jusqu'au sud de Josselin, il y a un changement de taille par rapport à l'année dernière. Plusieurs éoliennes ont poussé comme des champignons et représentent un danger potentiel en cas de mauvaise visibilité. D'autant plus que ces éoliennes sont toujours installées au sommet des collines. Celles-ci devraient être indiquées sur les bases de données GPS. Ce qui n'est pas le cas sur l'explorist XL. Néanmoins, ne croyez pas que je suis un anti-éolienne car je trouve même une certaine grâce dans ces formes élancées. Peu après je suis une parallèle avec les Landes de Lanvaux mais plus au Sud. Je survole la Roche Bernard petite cité de caractère où j'avais fait une halte par la route quelques mois plus tôt. Cette petite ville agrippée à son rocher et face à la Vilaine est très jolie tant en l'air qu'au sol. Et comme toujours, les deux sont complémentaires. Peu après, je survole la grande Brière de son vert immaculé laissant apparaitre des canaux creusés par l'homme. Ensuite survol de la Loire au niveau de son embouchure pour rejoindre directement St Brévin les pins. A cet endroit, l'eau bouillonne et donne l'impression d'être légèrement boueuse à cause de cette coloration chocolat au lait. Sous moi, passe un cargo au sillage impressionant. A partir de maintenant il n'y plus de toits en ardoises et j'oblique légèrement par rapport à la côte. Je passe près du terrain de Montaigu, fief du planeur dans la région. Peu après, je suis la cassure géologique qui passe par les Herbiers, Pouzauges et la Chataigneraie. Cette ligne de crêtes où passe le mont des alouettes et le Puy Crapaud s'apprécie surtout vue d'en haut. J'arrive en vue de Champdeniers, terme de ma première étape. J'apperçois cette petite piste vue d'en haut. Cette piste privée tenue par Daniel et marinette n'est pas très grande (250m x 15m). De plus, dans le sens 19, il y a un hangar dans l'axe donc impossible pour moi. Dans l'axe de la 01, il y a un arbre unique mais qui me gène avec mes grandes plumes de 15m. Heureusement que les cultures adjacentes sont coupées. Première présentation dans l'axe de la 01 en évitant l'arbre latéralement et là erreur quand il n'y a plus que 50 mètres pour se remettre dans l'axe, c'est trop juste. Je pose les roues dans les premiers 70 mètres mais désaxé. Et je vois les cônes en plastique jaunes qui se rapprochent dangereusement de mon hélice. Un grand coup de palonnier de toutes mes forces, la main crispée sur le frein sans les bloquer. Coup de palonnier dans l'autre sens, ouf c'est passé cette fois-ci. Je relache le frein et j'arrive près du hangar avec mon élan. Il est 19 heures et 5 minutes et j'ouvre mon cockpit en poussant un ouf de soulagement. Je téléphone à mon ami Fabrice qui est déjà sur la route et qui ne va pas tarder à arriver. Je commence à sortir mes affaires et avec ma canne cette année, c'est plus difficile. Fabrice arrive et m'aide à pousser l'appareil au bord de la piste pour l'amarrer. Je plante des piquets en croix pour bien le fixer au sol. Après le transfert de toutes mes affaires dans son Audi A3, je me sens enfin en vacances. Vous saurez la suite dans une prochaine note.

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