16.01.2007
Blois 2006 en Lambada (1)
Contacté par la société Aéroimpex (l'importateur du Lambada en france) vers le 26 août, je confirme mon intention d'aller à Blois le Breuil le premier week-end de septembre. Préparant ce voyage à l'avance, je décide une inspection minutieuse du compartiment moteur. Je constate au niveau du manchon en caoutchouc reliant un carburateur à la pipe d'admission, une légère élongation de celui-ci. Cela se traduit, vu de l'extérieur par un léger désaxement sur le plan vertical. Donc je commence le démontage de celui-ci qui est facile. Bien m'en prends car cette bride qui ressemble à s'y méprendre à une bride de rotax 912 se coupe de l'intérieur vers l'extérieur. Cette fente que l'on retrouve aussi sur les 912 est due, je pense à deux raisons. L'une, chimique associée à une utilisation intensive ne laissant pas le temps au caoutchouc d'évacuer l'excès d'essence qui le ramollit. L'autre, à des démarrages à froid chaotiques ou le moteur "boite" le temps d'enlever le starter. Ceci est amplifié par une grande hélice et (ou) lourde et bien sûr si elle mal réglée ou mal équilibrée. Dans le cas présent, ceci est arrivé au bout de 132 heures de moteur en un an et demi. Lorsque je défais le carburateur, je prends bien soin de ne pas forcer sur les gaines de commande de gaz et de starter. Cela pourrait désynchroniser les carbus. A ce sujet, le HKS est très sensible car étant un bicylindre. Après m'être procuré par un ami (merci Jean Yves) une bride de rechange, je remonte le tout. Vérification à l'aide d'un jeu de cales, cette synchronisation. J'en profite pour faire la vidange qui n'est pas évidente car l'orifice permettant l'accès à l'huile se situe entre les palonniers dans l'habitacle! A ce sujet, je recherche une pompe électrique pour vidanger par le bouchon de remplissage. Amis blogeurs aidez moi, je n'en trouve pas! Alors, comme vous l'avez deviné, cela s'est transformé en galère car il n'y a pas de place pour un récipient qui plus est doit tenir en équilibre sur une arête avec l'aide de cales! Tout cela pendant que vous dévissez à l'aide d'une clé de 19 la vis équipée d'un aimant. Et glou glou, une partie dégouline sur le plancher de quoi largement lubrifier les palonniers! Enfin, me voilà prêt après quelques seances de nettoyage. Le grand jour arrive et dans le Morlaix Ulm Club c'est l'effervescence. En effet, tous les ans, les morlaisiens vont à Blois pour ce grand rassemblement. Nous partons à environ dix heures et demie et la première escale se fait à Pouancé ; club ô combien sympathique. Ce terrain non ouvert à la CAP est à environ mi-chemin entre Rennes et Angers. Les cinq ULM se posent sur cette piste en herbe bien ensoleillée. Nous sortons de nos machines pour apprécier l'air angevin. Peu après, nous nous dirigeons vers le centre ville à pieds car celui-ci est tout proche. Nous arrivons dans un restaurant au très bon rapport qualité-prix. Après s'être restauré (avec un bon poisson), nous reprenons le chemin du terrain et Michel Le Jan prends une dizaine de litres de carburant pour son Pégasus 582. (Michel vient tous les ans à Blois en pendulaire et il faut dire qu'il carbure autour de 120 Km/h.) Alors qu'il ne nous restait plus que 200 M à marcher, Christian Roul l'instructeur ULM arrive avec sa Fiat Uno qui lui sert pour aménager son moulin. Et il insiste pour que je monte car il sait que j'ai quelques problèmes avec mes jambes. Nous voici tous ensemble dans l'ancienne salle de classe qui sert de Club house pour prendre un café offert par la maison. Et ça piaille joyeusement sur Blois. Christian ne pourra pas y aller en vol car il a un petit souci sur son réducteur de BMW. Qu'a cela ne tienne, il ira par la route. Nous repartons assez vite quoiqu'il soit déjà 15H30. Le vent a viré secteur sud et il commence à être soutenu.
16:55 Publié dans Loisirs, Sport, ULM, Vol à voile, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lambadahks, vol à voile, hks, sinus, rotax, salon ULM de Blois
13.12.2006
Des vacances en Lambada (16)
Vendredi 28 juillet (suite) Après avoir pris la météo sur internet, je me décide à partir. Le plafond a fini par monter vers 1000 pieds environ. Le fils de Didier Horn a sorti son ULM et commence des tours de piste à une bonne cadence. Je règle mon "hotel" auprès de Didier et j'en profite pour lui donner les coordonées de mon blog Lambadahks. Celui-ci est maintenant reconnu par les moteurs de recherche très facilement. Il suffit de taper Lambadahks. Si vous tapez Lambada ulm, vous le trouverez également mais en sixième proposition. Mais cette dernière vous donnera une idée plus générale de ce motoplaneur ulm. Tout cela en passant du site aéroimpex (l'importateur du Lambada en France) au compte rendu d'un crash. C'est ça internet, on trouve aussi bien les bons côtés que les moins bons. Mais revenons au blog Lambadahks qui commence à être connu maintenant (mes chevilles commencent enfler). Il est environ 17 heures quand je démarre le moteur. Je remonte la piste en direction de Montmorillon puis décollage face au terrain de motocross. Didier peut apprécier le taux de montée vu du sol. Cap à l'ouest et peu de temps après contact avec le contrôle de Poitiers. En sortie de zone, le beau temps revient d'un seul coup. Du beau temps et en plus des thermiques! Le plafond n'est pas très haut mais il y a une succession de cumulus qui sont en longueur et pratiquement dans l'axe de mon itinéraire prévu. je m'attends à rencontrer un planeur qui me dépasserais en "pur dauphin". Mais non, j'ai beau scruter le ciel, je ne vois rien venir. Le vent d'ouest est relativement fort en altitude si bien que je ne fais qu'une trentaine de kilomètres sans moteur en un peu moins d'une heure. Vers 18 heures 20, je me décide de redémarrer car je dois rentrer ce soir sur Morlaix. Je passe près de Parthenay, Bressuire, Cholet. Je survole St Florent le vieil et son magnifique château qui surplombe la Loire. Pour moi, la Loire est symbolique et son franchissement dans un sens ou dans l'autre représente le début ou la fin des vacances en ULM. Je dépasse Ploërmel et j'aperçois Loyat mais apparement il n'y a pas beaucoup d'activité. Proche du lac de Guerlédan, il y a un énorme nuage vers 800 mètres d'altitude. J'essaye de me faire aspirer car il est bien noir avec une base bien plate. Je n'y parviens pas car il y a trop de vent et qu'il est bien tard. On devine la cassure géologique au pied de St Servais avant d'arriver à Callac. Celle-ci est très jolie dans les couleurs chaudes du soir. On commence à deviner la côte nord dans son bleu magnifique distante d'environ 30 Km à cet endroit. J'arrive en terrain connu et je peux couper mon GPS. Arrivée à Morlaix sur ce grand terrain où l'on a le choix entre trois pistes. La principale (05/23) est en dur et mesure 1520 M. La seconde (09/27) en herbe est peu utilisée car entre autre, au seuil 27 il y a une piste d'aéromodélisme. La piste préférentielle des ULM (quand il n'y a pas de traffic aéroclub sur la dure) est la 16/34. Pour info le seuil 16 du côté nord de la piste en dur est déconseillé car en mauvais état spécialement au niveau de l'embranchement herbe/dure. Si vous voulez des renseignements complémentaires, n'hésitez pas à me laisser un commentaire. Pour en revenir à "des vacances en Lambada" j'ai fait un vol de presque 4 heures sans escale Montmorillon/Morlaix dans des conditions de confort tant sonore qu'ergonomique. Après contrôle du réservoir, il me reste environ une douzaine de litres soit une heure et demie de carburant pour le HKS. Au final, pour cette ballade de 9 jours et 27 heures de vol, je n'ai consommé que 108 litres de SP95 environ. L'année prochaine, j'aissaierai de mieux faire! A bientôt pour un compte-rendu sur Blois en Lambada.
18:21 Publié dans Loisirs, ULM, Vol à voile, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : lambadahks, motoplaneur ulm, hks, sinus
07.12.2006
Des vacances en Lambada (15)
Vendredi 28 juillet. Après un début de nuit agité, la suite fut plus agréable car beaucoup moins chaude. Au petit matin, Patrice arrive avec des biscottes près du bar. Et là il nous sort tout ce qu'il faut du frigo. Nous entamons une discussion au sujet de la protection des ailes en cas de grèle. Cela suppose être transportable sur le siège passager, facile à mettre en oeuvre et si possible pas trop onéreux! Pour cela, je ne vois, pour l'instant, que du plastique à bulles scotché et recouvert d'un drap housse que j'ai déjà. Mais je suis conscient que cela est loin d'être la panacée. Avis aux connaisseurs et lecteurs de ce blog en laissant un commentaire avec peut être une idée novatrice. Ensuite, nous parlons de la Moto du Ciel avec ces inconvénients et surtout son énorme avantage : sa visibilité et son pilotage agréable. Patrice veut diminuer le bruit de sa machine. Je lui suggère de changer les deux petits pots d'origine par un pot quatre en un rotax. Je sais que cela ne changera pas tout mais ça ira dans le bon sens. Mais ça représente quand même pas mal de travail. Je l'ai déjà fait sur mon ancien ULM Rans S-12. J'étais dans l'atelier de la base ULM de Frossay et je coupais tous les tubes et les morceaux de cercles en tubes. Michel Durand les soudait et je les remontais sur place pour essai. A la fin de la deuxième journée, les 33 morceaux plus les ressorts n'en faisaient plus qu'un. Puis Didier Horn arrive "alors Yvon, bien dormi" Au début c'était mouvementé avec cet orage mais ça été par la suite. Les futurs instructeurs arrivent et commentent la météo : pas brillant pour le moment avec ces stratus bas. C'est la première matinée depuis que je suis parti où l'on ne peut pas voler. En bretagne il fait très beau et la limite du front n'est qu'a une trentaine de kilomètres. Les élèves s'installent dans la salle de cours et j'en profite pour laver mon Lambada. Comme la luminosité augmente, je décide de décapoter, c'est la première fois depuis mon départ. Huile : R.A.S. Dans l'ensemble, tout va bien sauf une durite qui frotte et qui commence à s'user. Après sécurisation, le fils de Didier s'intéresse de près au montage du moteur HKS. Le cours se termine et tout le monde raplique pour voir de près les entrailles du Lambada. Eh bien avec bati-moteur pareil, il n'y a pas de risques! En effet, sur ce montage, il y a huit points de fixation! Peu de temps après, nous prenons la direction d'une cafétéria de Montmorillon. Après une discussion sur les centrales nucléaires actuelles et futures, nous retournons sur la base ULM de la pierre soupeze. Didier Horn me reparle de son futur "bébé". Il s'agit d'un monoplace très rapide équipé d'un train rentrant. Initialement équipé d'un rotax 503 ; il voudrait l'équiper d'un moteur HKS. Celui-ci était visible au salon de Blois sur le stand de Didier. La météo hésitante depuis le début de la journée me bloque sur cette base ULM heureusement fort sympathique. Partira, partira pas, vous le saurez en lisant la prochaine note.
12:00 Publié dans Loisirs, Sport, ULM, Vol à voile, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lambadahks, motoplaneur ulm, HKS, sinus, ulm, rotax
30.11.2006
Des vacances en Lambada(14)
Jeudi 27 juillet 06 (suite) Cet après-midi s'annonce maussade et je me retrouve dans la salle de cours. Un futur instructeur fait un cours magistral sur la lattitude et la longitude. Et nous calculerons qu'il y a une différence de 48 minutes entre Brest et Strasbourg. En effet, le soleil se couche presque avec une heure d'avance entre l'Est et l'ouest de la France. Entre ces deux villes, il y a exactement 12° de longitude multiplié par 4 minutes par degré. Et c'est toujours utile de se remettre dans la théorie surtout aujourd'hui à l'heure des GPS qui vous calculent un peu tout à votre place. En ce qui me concerne, je suis toujours méfiant de cet appareil extraordinaire qui peut avoir une base de données en partie erronée. Sur mon GPS, par exemple, j'ai trouvé une base ULM bretonne en Champagne! Mais cela aide en cas de difficultés, lorsque l'on doit se dérouter par exemple. Mais il est absolument impératif d'avoir une carte aéronautique qui reste la base. Après ce cours le vent se calme et quelques machines volent un peu. Et je découvre la nouvelle version d'un Quick relooké. Cette machine qui a gardé l'esprit initial de l'ULM est un véritable "balcon volant". Vision horizontale à plus de 180° et verticale quasiment identique. Quand il fait beau, c'est un véritable plaisir. Et cela me rapelle le bon vieux temps où j'en possédais un. Dans ce hangar de Montmorillon, les ULM sont véritablement imbriqués les uns dans les autres. Et l'on y trouve aussi bien un skyranger qu'un Jabiru ou un autogyre Magni ainsi que des pendulaires équipés de rotax. Il semble que les autogyres remplacent peu à peu les pendulaires. Mais les constructeurs d'autogyres ont besoin de créer une nouvelle gamme beaucoup moins bruyante. En effet des bases ULM qui "se faisaient oublier" ont eu des problèmes avec les riverains récemment. Arrive le soir et je propose à Patrice possesseur d'une "Moto du Ciel" de lui payer une pizza en ville. Finalement, nous trouvons ce que nous cherchons "a emporter" et retournons sur la base ULM. Bien nous en prends car nous avons à peine le temps de finir notre repas. J'aperçois vers le Nord des éclairs nouant mon estomac. Et tout d'un coup panne de lumière! Patrice qui connait bien la maison, se dirige vers le compteur électrique à l'aide d'une torche. Il essaye de réenclancher le disjoncteur mais sans succès. La panne est générale et durable. Maintenant les éclairs se rapprochent et le vent commence à se lever. Et mon Lambada est encore dehors et près de grands bacs à fleurs presque aussi hauts que les ailes. Patrice qui connait le problème déplace son fourgon pour nous éclairer. Il trouve dans le hangar une grande barre de fer et une masse. Aussitôt on déplace le Lambada près de la caravane et du talus tout en restant toujours derrière le hangar. Patrice plante ce pieu dans le talus et attache l'aile de ce côté. Les éclairs sont si forts et rapprochés qu'ils nous éclairent comme en plein jour. Pendant ce temps, j'attache avec mes piquets la queue et l'autre aile. Des grosses gouttes de pluie commencent à tomber et martèlent l'extrados de l'aile. Mais je dois ouvrir la verrière pour récupérer mon duvet, mon matelas et sortir les aérofreins. Nous rentrons nous mettre à l'abri. La lumière n'est toujours pas revenue et nous convenons de nous coucher. Patrice rentre dans sa caravane et je me retrouve seul avec le chien de Didier Horn qui se blottit sous l'escalier. Je n'arrive pas à me résigner à dormir. Je reste contempler ce phénomène en espérant qu'il ne va pas s'amplifier. Au bout de quelque temps le vent s'apaise et l'orage s'éloigne. Je m'installe dans la salle de cours et je me met en quête de sommeil.
11:45 Publié dans Loisirs, Sport, ULM, Vol à voile, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lambadahks, motoplaneur ulm, sinus, hks, ulm, rotax
28.11.2006
Des vacances en Lambada (13)
Jeudi 27 juillet 06. Aujourd'hui, j'ai encore un petit pincement au coeur. Eh oui, ça sent la fin des vacances! Heureusement, Michel Favier me parle de sa souris Bulle équipée d'un moteur tchèque de 4 cylindres en ligne 4 T qui permet un capot particulièrement effilé. Celle-ci est également équipée de la toute nouvelle génération de freins Béranger. Cette marque de freins est très connue dans le milieu de la moto de compétition et vient de créer une gamme pour l'ULM particulièrement légère. Celle-ci mérite à être connue pour toutes ces qualités ainsi que son esthétique. Après cette conversation très instructive Michel m'aide à porter les deux bidons de 20 litres que je ne peux pas soulever. Mais grâce à son aide, et la mise en place d'une protection sur l'aile, le remplissage d'un réservoir peut se faire. Tout ceci se fait par siphonnage à l'aide d'une "branlette". Avec ces 50 litres environ j'ai largement l'autonomie pour arriver à Morlaix. Un léger voile de cirrus s'installe dans le ciel et la température décroit un petit peu. Vers midi, je suis prêt à partir mais je veux dire au revoir à Marie-Thérèse qui, aujourd'hui garde ses deux petits fils. Ceux-ci viendront voir de près "ce voyageur en ULM" avec tout son attirail sur le siège passager servant de coffre. Départ en 34 puis direction de la vallée de la Dore. Sur la montée, un peu avant les reliefs, j'essaye d'accrocher un beau cumulus mais rien n'y fait. Je repasse à la verticale de sauxillanges puis, je contemple le Puy de Dome. Je contourne la zone de Clermont. j'apprécie la vue magnifique de la Chaîne des Puys. Je passe en vue de la Souterraine. Maintenant, le ciel commence à se couvrir et je diminue l'aération. Présentation au dessus du terrain de Montmorillon. Bigre, la manche à air est presque à l'horizontale et plein travers. Première présentation en passant au dessus du terrain de motocross assez haut, le vent venant de la gauche créant des rouleaux à cause des hangars. Au début, c'est la lessiveuse et ça brasse dans tous les sens. Par la suite ça ne se présente pas trop mal, et au moment où je commence l'arrondi, une forte rafale soulève mon aile gauche. Remise de gaz et je recommence un tour de piste court. Re-présentation légèrement plus haut et cette fois c'est la bonne. Content de retrouver l'ambiance propre à Montmorillon, il faut dire que Didier Horn y est pour quelque chose! Et malgré le changement de statut de didier, celui-ci n'a pas changé. Il était auparavant salarié de la ffplum et formait les instructeurs. Maintenant, il est indépendant et l'année 2006 semble avoir bien commencé. A peine sorti de mon Lambada, Didier m'interpelle : alors Yvon, on s'embourgeoise! Tu n'as plus ton S-12 airelle? Eh non, je n'ai plus de Rans 912, je l'ai quand même utilisé pendant 10 ans. Et qu'est-ce que tu as comme moteur sur ce Lambada? On ne t'as même pas entendu arriver pour le premier passage. Celui-ci est équipé d'un HKS. Ah bon cela m'intéresse car je vais importer un appareil monoplace et je pense monter ce moteur sur celui-ci. Pendant ce temps, plusieurs "élèves" s'approchent pour regarder de près le Lambada qu'ils ne connaissent pas. Ils sont quand même forts ces tchèques. Et quelle finition! Eh oui, réponds-je, ils ont toute une culture aéronautique qui date d'avant-guerre. De plus ils ont sous-traité pour les Allemands des planeurs tout plastique ces dernières décénies. C'est pour cela qu'aujourd'hui ils sont très prolifiques dans le secteur de l'ULM. J'ajouterai au moment où j'écris ces quelques lignes ; que un certain Mr Rachansky m'a expliqué récement un proverbe Tchèque. On peut le traduire comme ceci : "le ciel c'est la mer de la République Tchèque". Cela en dit long. Maintenant que j'ai amarré mon appareil près de deux immenses pots de fleurs derrière le hangar, je commence à avoir faim. Je n'ai pas grand-chose à manger : 2 tomates et une petite boîte de sardines. Mais très vite, on me trouve du pain, du fromage et un dessert plus une boisson! Cela fait partie de l'ambiance.
17:25 Publié dans Loisirs, Sport, ULM, Vol à voile, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lambadahks, vol à voile, ULM, HKS, Sinus, rotax, 912
23.11.2006
Des vacances en Lambada (12)
Mercredi 26 juillet 06. Jean Pierre Yvrard et moi-même retournons au hangar ULM. Nous avons prévu chacun notre bouteille d'eau et nous commençons à nous préparer à l'ombre. En démarrant le moteur HKS, je commence immédiatement le roulage. Arrivé au seuil de piste 34, toutes les températures sont OK. Temps de chauffe estimé moins de 2 minutes. Il est environ 14 heures : décollage en direction de l'autoroute vers St Germain Laval. Coup d'oeil magnifique sur le chateau de la Roche qui surplombe la Loire dans une courbe. De très beaux cumulus sont en train de se développer rapidement. Nous coupons le moteur et le sport commence avec Jean Pierre. A la verticale du Puy Blanc, nous prenons une bonne hauteur. Et nous pouvons attaquer les Monts du Forez du côté de Noirétable. Puis, nous longeons les crêtes qui séparent le Puy de Dôme de la Loire avec des varios qui passent de + 4 à - 5 M. Maintenant, les cumulus se transforment en congestus et deviennent plus verticaux. Nous atteignons environ 2600 M et tout d'un coup de la pluie. Nous fuyons cette zone avec un peu de manche en avant vers 160 KM/H. Après restitution, nous perdons environ 150 M car je n'ai pas, pour l'instant, d'hélice repliable. Nous retrouvons ce plafond assez vite et Jean Pierre m'explique : voici le col du Béal, Pierre sur Haute etc... Tout à coup vers St Georges en Couzan, je vois un éclair sur ma droite, puis un deuxième... Les nuages se sont transformés en cunimbs et deux kilomètres plus loin, il ya peu être de la grêle. Ce n'est pas grave, nous obliquons vers Montbrison puis retour sur chambéon. Dans la plaine, il fait beau mais il n'y a pas la moindre pompe et tout est aspiré par les reliefs. Si bien que l'on est obligé de remettre le moteur en route. Atterrissage sans problème après plus de deux heures de vol. Après ce beau vol Jean Pierre me trouve un compresseur et je débranche la tuyauterie qui alimente le badin. Michel Favier m'aide également et la sonde dynamique se transforme en arrosoir! A partir de maintenant, je vais retrouver un badin qui fonctionne. A cette heure-ci, la température commence à être agréable et nous décidons de prendre du carburant. Et tenez vous bien, ceci est la première fois depuis le départ. En effet, en partant de Morlaix, j'ai pris 80 litres de carburant sur les 100 litres possibles. Tout cela pour des raisons de poids. Maintenant, il me reste environ une bonne dizaine de litres. Donc avec moins de 70 litres, le Lambada a volé plus de 21 heures. Pas mal, en terme d'autonomie me direz-vous. En fait, le deuxième réservoir de 50 litres est en option et n'est utilisable qu'en solo pour de grands voyages. Par exemple, il est possible de faire l'aller-retour Brest-Strasbourg-Brest sans ravitailler à 160 Km/h. Ceci représente environ 2000 Km d'autonomie et ce sans faire du vol à voile.
11:00 Publié dans Loisirs, Sport, ULM, Vol à voile, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lambadahks, vol à voile, ULM, hks, sinus, rotax, tourisme
26.10.2006
Des vacances en Lambada (11)
Mercredi 26 juillet 06 Après un début de nuit difficile (à cause des moustiques); j'émerge tout doucement dans ce grand dortoir. Après une douche salvatrice, je me dirige vers le club house de Chambéon. Je rencontre Marie Thérèse Coquard, figure emblématique de l'aérodrome. Elle me prépare en deux temps, trois mouvemements un solide petit déjeuner. Me voilà prêt pour de nouvelles aventures! Michel Favier, un constructeur de souris-bulle arrive à ce moment là. Celui-ci, fait un stage intensif sur Lambada 912. En cette période, il se trouve dans la phase désagréable d'une partie de l'apprentissage. Cette partie, vous l'avez deviné, c'est "l'arrondi" en plus sur un train classique. C'est là que je me permet de lui suggérer une petite astuce. Celle-ci consiste à trouver un repère correspondant exactement à l'horizon. Nous décidons à ce moment-là de voir de près le Lambada 912. Et Michel Favier s'installe à bord pour bien "imager" ce repère. Jean Michel Texereau arrive et commence à parler de sa nouvelle passion. Il s'est lancé dans le kart avec son fils ; ce qui n'a rien à voir avec l'aviation. Le Lambada 912 est sorti sous un soleil de plomb. Les voila partis pour une série de tours de piste par vent nul. Et il ne se débrouille pas si mal! Je retourne au club d'aéromodélisme où aujourd'hui on acceuille des jeunes d'un centre de vacances. Un jeune retraité explique avec passion comment fonctionne un avion radiocommandé. Et ce, avec une foule de détails mais en restant toujours très pédagogue. Nous mangeons ensemble dans ce grand local qui reste frais par rapport à l'extérieur. Je m'intègre à l'équipe car j'ai commencé par l'aéromodélisme et ça aide. Je m'intéresse toujours de loin au motoplaneur électrique et je pense y revenir un jour. Maintenant place à la vaisselle! Mais bientôt les choses sérieuses vont commencer. Jean Pierre Yvrard arrive et nous sommes un peu excités car les conditions de vol à voile ont l'air d'être bonnes sur le Forez.
16:00 Publié dans Loisirs, Sport, ULM, Vol à voile, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lambadahks, Vol à voile, ULM, hks, voyage, 912, sinus
18.10.2006
Des vacances en Lambada (10)
Mardi 25 juillet Après avoir harnaché mes affaires dans mon ULM et prêt à partir ; il est environ 15 heures. Dernier au revoir à la radio et transmission d'un bonjour à Yves Jacquier. Cette fois en solo cela monte mieux et je retrouve presque un 5 M/seconde. Dès les premiers contreforts du Livradois, je rencontre une pompe. A ce moment là, je suis à environ 1000 M mais seulement à environ 200 M au dessus d'une clairière ou se trouve un corps de ferme assez important. Celui-ci est bien ensoleillé alors que presque tout autour, la forêt se trouve dans l'ombre. Cette pompe que je qualifie de "bretonne" au début, se révèle par la suite être la plus grande jamais rencontrée dans ma modeste expérience en la matière. En effet, celle-ci, au début est très difficile à cerner et peu puissante. A tel point qu'au début j'hésite à couper le moteur. Chose que je fais quand même au bout de trois 360°. A ce moment là, mon vario passe de moins 0,5 M/seconde à plus de 1 M/seconde en positif. Mais têtu et sentant là quelque chose d'intéressant vu la hauteur, la suite me donne raison. Au bout de deux minutes environ, la pompe qui au début était "patatoïde" devient bien circulaire. A ce moment là je suis toujours relativement bas et je sens quelque chose de puissant. Mon vario passe très vite à plus 3 M/seconde tout en étant très régulier. J'arrive très vite à 1500 M et ça monte de plus en plus. Peu de temps après, je me retrouve avec un vario en butée. Il est vrai que celui ci est un vario de plaine gradué de +5 M à -5 M ; contrairement à un vario de montagne gradué de +10 M à -10 M. A 2000 M, je n'en crois pas mes yeux, ça monte presque toujours autant entre 4 et 5 M/seconde soit environ 270 M par minute! Mes oreilles sont là pour confirmer la chose. Arrivé à 2800 M, mon record personnel est battu. A cette altitude, le taux de montée diminue tout en étant significatif sur une large zone. Cela ne "monte plus qu'à" 2 M/seconde. A partir de 2900 M, la pompe mollit mais je persiste car je veux dépasser les 3000 M. Mon GPS m'indique 3068 M lorsque je décide de prendre le cap sur Feurs distant d'environ 70 Km à vol d'oiseau. Au début cela se passe très bien et je reste dans une très vaste zone d'ascendance qui permet de voler sans perdre d'altitude. Puis je me retrouve dans la vallée de la Dore près d'Ambert. Et là ça descends! Encore le vario en butée mais cette fois dans l'autre sens. Et je vois le plan de descente sous les monts du Forez que je dois franchir. Alors que je vois d'autres nuages prometteurs à portée de main, je préfère remettre le moteur en marche. Il n'a pas le temps de chauffer que je le recoupe déjà. J'ai perdu presque 2000 M en une trentaine de Km. Près d'Ambert, je remonte à environ 2600 M, ce qui me permet d'arriver près de Feurs-Chambéon. Au moment où je me pose la question de remettre le moteur ou pas; à la verticale d'une retenue d'eau tout change. A cet endroit, je reprends 300 M, ce qui me permet d'avoir suffisament de marge pour intégrer le circuit planeur de Chambéon. Atterrissage jubilatoire sur terrain connu et roulage dégressif jusqu'au taxiway. Remise en route du moteur pour taxier le Lambada jusqu'au hangar pour se retrouver à l'ombre. A ce moment là, je veux contacter mon ami Jean Pierre Yvrard mais le téléphone est déchargé. Dans le hangar de Chambéon, il y a là un autre Lambada celui-ci équipé d'un rotax 912 et d'une hélice à mise en drapeau. Près de celui-ci, se trouve un élève qui attend son instructeur. Tout de suite, le courant passe entre nous, j'ai nommé Michel Favier. Il fait tellement soif que nous prenons un jus d'orange au bar chez Marie-Thérèse en attendant Jean Michel Texereau, l'instructeur. Sur ces entrefaits, arrive Jean pierre Yvrard, le mécano du club et fou du Lambada. Nous repartons ensemble en direction de Roanne mais il est déjà 18 heures. Nous ne trouvons pas de pompes significatives mais ce n'est pas grave. Nous ferons mieux demain. Nous rangeons le Lambada dans un hangar près d'un avion de voltige. J'ai une faim de loup et j'apprécie une salade composée. Retour à l'aéroclub où se trouve un local avec dortoir attenant au club d'aéromodélisme très dynamique. On y trouve des gens passionnés qui donnent des cours théoriques au tableau! De l'autre côté du dortoir, il y a un atelier de construction très actif : je n'ai jamais vu cela ailleurs. A part les moustiques (que j'arrive à tuer) c'est très confortable. Maintenant dodo.
14:55 Publié dans Loisirs, Sport, Vol à voile ULM, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lambadahks, vol à voile, ULM, tourisme, rotax 912, sinus, hks
12.10.2006
Des vacances en Lambada (9)
Mardi 25 juillet Mon ami Hollandais Ton m'envoie en l'air sur son pendulaire Take Off équipé d'un moteur BMW. Avec mon problème de hanche, j'apprécie le confort de cet appareil. Et je retrouve les sensations inimitables d'être à l'air libre comme sur mon premier ULM. Nous commençons par descendre l'Allier en direction de St Germain Lembron. Nous continuons vers Usson ou une Vierge domine de sa hauteur tout le village que j'avais visité en famille il y a une dizaine d'années. Contournement de Sauxillanges par la droite et vision sur Issoire qui possède son circuit automobile. Retour en direction de Massiac pour admirer au passage des cassures géologiques similaires à Bort-les-Orgues. Après le calme intégral du vol, l'ULM se mets à bouger en finale près du sol. Ton maitrise parfaitement son appareil et se pose en "kiss landing". Peu après, je ressent un petit pincement au coeur : je dois partir alors que le président du Club de Brioude me demande de rester. Un certain Mr Tournier de la région Grenobloise, chez qui je devais passer m'annonce qu'il ne pourra pas me recevoir les jours suivants. De plus, je reçois un message sur mon portable m'annonçant : Alors Yvon, qu'est ce que tu fous! Quand est-ce que tu arrive à Feurs! Là je reconnais le mécanicien de l'aéroclub de Feurs qui s'impatiente de voler sur mon Lambada. Celui-ci s'appelle Jean-Pierre Yvrard, un ancien instructeur de planeur dans le secteur de Lyon. C'est lui même qui m'a initié au vol à voile. Cela a commencé sur Sinus en 2003 et j'ai poursuivi en 2004 sur Lambada. Il est à noter que l'aéroclub de Feurs tourne beaucoup grâce à l'ULM et son instructeur salarié : Jean-Michel Texereau. Celui-ci m'avait "laché" sur Sinus alors que je n'y étais pas très à l'aise au début. Malgré des palonniers réglables au sol et un coussin sous les fesses et un autre derrière le dos ; je n'arrivais pas à botter tout à fait à fond. Il est à noter que je suis particulièrement petit (1M53). Aussi, mon Lambada est légèrement modifié. Le dossier a été repositionné vers l'avant et monté sur charnière. Un appui spécifique au niveau de l'appuie-tête ainsi qu'une rehausse a été fabriqué par Urbanair en Tchéquie. Aménagé de cette façon, le Lambada est particulièrement confortable. Mais revenons à ce vol Brioude-Feurs qui sera sublime.
10:00 Publié dans Loisirs, Sport, Vol à voile ULM, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lambadahks, BMW, Loisirs, Sports, Vol à voile, hks, ULM
06.10.2006
Des vacances en Lambada (8)
Lundi 24 juillet 06 Dès le matin, je suis réveillé par la chaleur sous la tente. Il y a de l'animation sur le terrain de Brioude. Un grand-père de 80 ans environ arrive avec son planeur tracté derrière sa voiture. Toute une équipe de bénévoles s'affaire autour de cet "ancien". En très peu de temps, le fuselage est sorti de la remorque. Ensuite, les ailes sont enquillées dans un fourreau juste derrière le pilote. Le plan horizontal de l'empennage est simplement vissé et goupillé. Dernières vérifications d'usage et voilà prêt un nouveau planeur. Peu après cette équipe s'interesse à mon appareil. L'un d'entre eux s'exclame "mais c'est un Lambada comme celui de St Auban" (St Auban c'est la Mecque des planeurs). En effet, le Lambada est utilisé la-bas pour "dégrossir" les futurs pilotes de planeur. Et les questions fusent. Pourquoi ce choix : pour évoluer en pilotage car le Lambada est un train classique et nécessite un bon réaprentissage pour l'atterrissage. Habitant à plus de 2 heures de route du premier terrain pratiquant le vol à voile, je me suis réorienté sur un appareil autonome. Pourquoi le choix du moteur HKS de 62 CV ? Habitant en plaine et étant moi-même léger, ce moteur suffit amplement pourvu que l'on ait une piste de 350 M. Avec cet appareil vous pouvez pratiquer un vol à voile ludique et très plaisant tout en étant économique en carburant. En moyenne sur une centaine d'heures de vol, je consomme environ 400 L de SP95! Et cette année j'espère mieux faire. Car le vol à voile c'est toujours un challenge ou des challenges. Peu de temps après, je propose à Anton de voler cet après-midi. Celui-ci me répond qu'il voudrait bien mais préférerait que ce soit son fils. Je lui dit : Ok pas de problème vers 13H15. Cette fois, lorsque nous décollons, je sens la différence : il fait chaud, le vent est nul, et mon passager dépasse le quintal. Il nous faut environ 250 M pour décoller. Et la montée est plus longue car contrairement à hier des instabilités non exploitables se sont déclenchées entre la vallée et les reliefs. Nous nous faisons balloter dans les tabasses et la température d'huile monte à 118° (elle ne doit pas dépasser 130°) Arrivé à 1200 M, je peux enfin couper et pour presque 2 heures et 45 minutes. Au bout de ce laps de temps, nous serons fatigués. Anton junior n'est pas un novice et en très peu de temps il s'adapte au Lambada qu'il apprécie vivement. Le courant passe très bien et nous pouvons nous reposer mutuellement grace aux doubles commandes. Nous atteignons 2700 M ce jour là et nous pouvons transiter sur une trentaine de kilomètres. Dans ce cas là, nous volons à environ 90 Km/h et en 20 minutes nous parcourons cette distance. A cet endroit, il doit y avoir une pompe exploitable sinon on redémarre le moteur. Dans ce vol très intéressant, nous confrontons nos points de vue et nous nous accordons bien pour les choix tactiques. Aujourd'hui encore nous nous posons sans moteur car il n'a servi que pour la montée initiale. Quelle immense satisfaction ces vols sans bruits, sinon celui du petit sifflement du vent dans l'habitacle permettant d'enlever les casques.
10:10 Publié dans Loisirs, Sport, Vol à voile ULM, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vol à voile, ulm, Lambadahks, atom, HKS, voyage, sinus







