08.03.2007
Blois 2006 en Lambada (4)
Au moment ou cette hélice repliable est installée en statique, je suis en partie rassuré. Dorénavant, je serai le pilote d'essai en quelque sorte ; mais seulement plus tard après ce salon. Pour l'instant, je doit trouver le stand Motorstock qui importe entre autre le moteur HKS. Ce constructeur japonais adopte une politique de fiabilisation de ces produits comme Rotax par exemple. Celle-ci consiste à faire remonter les petits déboires au fabricant. Dans l'une des dernières notes, je vous parlais de l'ancienne bride de carburateur qui se coupait à partir de l'intérieur vers l'extérieur. Heureusement, ce phénomène ne se produit que progressivement (voir Blois en Lambada 2006 (1) Donc, je me mets en quête de ces nouvelles brides, que je recommande vivement car leur conception inspire confiance et ce, pour un prix raisonnable. Je rappelle également que ce moteur très abouti aujourd'hui est le seul à ma connaissance qui propose plusieurs solutions concernant l'implantation complète de la ligne d'échappement. Souvent, les constructeurs ne proposent qu'un seul pot et ce, sans les pipes d'échappement soudées. Pour le bati-moteur, HKS s'est distingué également en proposant deux modèles dont le dernier semble bien conçu, avec des silents-blocs bien dimensionnés. Tout le monde, aujourd'hui attend un moteur HKS tricylindre de 90/93 CV 12 soupapes, avec les même cylindres, culasses, pistons, bielles et surtout le même système de refroidissement par huile. Pour être complet et efficace en terme de vente, ce moteur devra peser moins de 70 kg en ordre de marche avec son huile et son BATI MOTEUR! Celui-ci devra en outre posséder une pompe à essence mécanique en plus de la pompe électrique optionnelle. Son prix devra se situer autour de 9000 euros. Pourquoi un tricylindre en ligne? Eh bien pour être pragmatique, 1) limiter les couts, 2) limiter l'encombrement et le poids du volant d'inertie. Mais je précise tout de suite que pour le Lambada, ce sera inutile car il a un taux de montée de 3,5 M/seconde à pleine charge avec ces petits 62 CV. Ce jour-la, Rotax aura du souci à se faire! Mais revenons au Lambada où je m'installe près de celui-ci pour répondre aux questions des visiteurs. Et ce sont souvent les mêmes que l'année dernière. Et ceux-ci sont en général très sympathiques. Il y a deux catégories de personnes : une majorité issue du vol à voile et une seconde voulant un ULM plus sportif. Je fais la connaissance de nouveaux propriétaires de Lambada comme Mr Vérité d'Angers. Il possède entre autre aéronef un Lambada Jabiru équipé d'une hélice à pas variable électrique. Cette année, l'attraction est forte dès que l'hélice Noin est en place. Et les questions fusent. Comment ça marche? Eh bien c'est automatique! Dès la mise en route du moteur, l'hélice se déplie avec la force centrifuge. Et inversement, à l'arrêt du moteur, cette même hélice se referme en portefeuille, diminuant nettement la trainée. Est-il possible d'installer un cône d'hélice avec ce système? Oui bien sûr mais dans le cas du Lambada il faut fabriquer un cône spécifique pour ne pas dépasser du capot ; ce qui n'est pas encore fait aujourd'hui. L'intérêt de cette solution réside dans le fait de disposer d'un motoplaneur biplace ULM avec des performances honorables pour un prix abordable. Et beaucoup de personnes comme Mr Tisserand représentant la revue Vol Moteur, attendent les retours en terme de rapport coût/fiabilité/performances. Et je rajouterai disponibilité car nombre de projets foisonnent mais peu aboutissent à une série fiable. Vous lirez la suite dans une prochaine note.
11:40 Publié dans Vol à voile | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon ULM Blois 2006, Urban air, lambada hks, sinus, rotax
05.03.2007
Blois 2006 en Lambada (3)
Nous nous retrouvons un peu avant 8 heures au petit déjeuner. Je commence par me presser 2 oranges pour passer une bonne journée. Nous reprenons notre conversation de la veille sur les possibilités de vol du site de Gap. Cet aérodrome situé au coeur des Alpes est remarquable par la diversité de types de vol pratiqués. Cela passe du parachutisme au delta en passant par le planeur, l'avion ainsi que l'ULM. C'est bien le terrain privilégié du motoplaneur ULM. On y trouve bien sur des Choucas, des Exel mais aussi des Lambada of course. Peu après, nous retournons sur le site de Blois le Breuil. Arrivé sur place, je reconnais l'importateur du Silent : j'ai nommé Yurek Rachanski. Cet homme toujours très disponible, se plie toujours en quatre pour vous répondre même quand ce n'est pas facile! Le Silent se décline en plusieurs versions mais toujours en monoplace. La première est le Silent Club de 12 M d'envergure avec un pylone rétractable permettant d'être classé en ULM. La deuxième est la version Silent 2 dont l'envergure passe à 13 M avec une finesse anoncée de 39! La troisième étant une version électrique très silencieuse. Cette dernière est surtout utilisée en Allemagne. Cet importateur n'a pu présenter cette année de Silent. Par contre, celui-ci vendait une mousse révolutionaire. Cette mousse à absorption d'énergie est bluffante. Prenez, par exemple un marteau et vous constaterez en la frappant que celui ci ne rebondit pas. Non seulement il ne rebondit pas mais en plus elle ne s'écrase pas. Il faut un certain temps ( comme le fût du canon) pour qu'elle se déforme. Et ce temps correspond à de l'énergie absorbée (ceci correspond à mon explication peu scientifique, certes, mais imagée) Donc j'en ai acheté pour équiper les housses de siège de mon Lambada. Yurek m'a affirmé que cette mousse divise par deux les risques de lésions graves au niveau de la colonne vertébrale. En effet si l'on utilise le parachute pyrotechnique installé en série sur le Lambada, on descend à la verticale à une vitesse proche de 20 Km/h. Si on a un impact à cette vitesse, on risque de se fracturer une ou plusieurs vertèbres. D'ou l'intérêt d'absorber l'énergie autant que possible. Peu de temps après toute l'équipe Tchèque arrive en fourgon et en Samba XXL. Le XXL est un ULM de voyage Spécialement étudié pour les grands gabarits équipé le plus souvent d'un moteur Jabiru. A ce moment, arrive Charles Hommet vivement intéressé par le Lambada HKS et surtout par le système de repliage d'hélice Noin. Donc celui-ci presse vivement les Tchèques d'installer en statique cette hélice déjà utilisée sur le motoplaneur Choucas HKS. Ceux-ci devaient l'essayer sur un Lambada tricycle en République Tchèque. Mais visiblement, ils n'en avaient pas eu le temps. Donc aussitôt dit aussitôt fait (vous pouvez voir les détails techniques sur le diaporama de mon blog).
17:35 Publié dans Loisirs, ULM, Vol à voile ULM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon ULM blois 2006, Lambadahks, Sinus, HKS700E, Rotax
07.02.2007
Blois 2006 en Lambada (2)
Au décollage de Pouancé j'apréhende ce vent de Sud qui est plein travers à ce moment là. Finalement cela se passe très bien malgré la grande envergure du Lambada (15 M aujourd'hui). Cela est toujours mieux quand le vent vient de la gauche car le couple de renversement de l'hélice compense, en partie l'effet girouette. En l'air, je retrouve le grand confort de cette machine tant sonore qu'ergonomique. Comme prévu, 60 Km avant d'arriver, j'affiche la fréquence qui annonce en boucle les informations générales en Français et en Anglais. Et le stress commence à monter car on annonce un vent de 15 à 20 Kt plein travers. Après avoir mémorisé les informations, je passe sur la fréquence d'approche et là comme d'habitude, les jours de rassemblement de Blois c'est la panique! Débutants : s'abstenir.
Déjà, au point de ralliement au niveau du chateau d'eau au Sud du terrain. Il y a la un grand risque de téléscopage en vol. Il n'y a pas trop de deux paires d'yeux pour assurer la sécurité mais cette fois-ci il n'y a qu'une! S'ensuit une branche vent arrière un peu trop longue au vu de certains ULM, en particulier quelques pendulaires. Mais le fin du fin c'est quand un "local" genre J 300 vous coupe la finale en venant du côté opposé à la branche vent arrière normale. Lorsque j'arrive en courte un camion très haut passe en dégageant un nuage immense de poussière. Je ne sais pas si c'est celle-ci ou pas mais je me retrouve dans une lessiveuse si près du sol que je dois remettre les gaz juste avant de toucher le sol. Il ne manquait plus que cela! Repasser par la case départ avec un stress suplémentaire : celui du doute. Je me représente de nouveau et re-lessiveuse mais un peu plus haut et au moment de toucher un kiss! Ouf, le plus dur est fait, je dégage sur la droite et cette fois-ci j'ai mon badge d'exposant qui me permet de me retrouver directement en face du stand d'Aéroimpex qui importe entre autre toute la gamme Urbanair (Lambada,Samba,Tango) En outre cette société importe le Trener Baby (réplique à une échelle réduite du célèbre Zlin), le Sea Max ULM amphibie ainsi que des montgolfières Ultramagic. La politique de cette société est de trouver des "niches" pour proposer des ULM ayant un caractère bien affirmé. Je me retrouve donc en face du stand mais du côté piste et il reste la série de barrières à passer. J'aperçois Jean-Michel Thomas, l'un des pilliers de cette société, toujours très agréable. IL me propose une bière fraîche que j'apprécie vivement. Il m'annonce tout de suite que les Tchèques ne sont pas là pour l'instant. Leur arrivée était pourtant prévue pour ce vendredi après-midi. En pratique, ils sont partis en deux équipes, l'une par la route, l'autre par les airs. Plus tard, nous apprendrons qu'ils n'ont pu "refueler" leur Samba Jabiru 3300 à Montargis à temps. J'aperçois dans le parking "grandes plumes" une silhouette qui ne m'est pas inconnue. Il s'agit d'un autre Lambada plus classique dans la motorisation, a savoir "Saint Rotax". L'avantage de cette configuration, c'est que le réducteur du Rotax 912 est creux, permettant l'installation d'une hélice à pas variable ou comme ici, une hélice à mise en drapeau. Il est fort dommage que ce ne soit pas le cas sur le HKS. C'est pour cela que j'ai opté pour une hélice portefeuille Noin qui sera exposée demain. Cette hélice repliable en bec de canard déjà utilisée sur le Choucas HKS depuis plus de deux ans a optimisé cet appareil en augmentant les performances de plané d'environ 20 %. Pour plus d'informations sur ce sujet veuillez lire l'une des premières notes de ce blog intitulée "Les performances du Lambada HKS en plané". Mais revenons à Blois ce 1er Septembre 2006 au soir où je fais la connaissance d'une "copropriété" fort sympathique. Il s'agit donc de deux personnes qui se connaissent depuis longtemps issues du vol libre en delta. J'ai nommé Robert Julian et Patrick Mondon propriétaires d'un Lambada sur le site de Gap. Tous ensemble, nous réussissons à déplacer le Lambada HKS du bon côté de la barrière permettant de l'attacher pour la nuit. Jean- Michel Thomas, d'Aéroimpex avait donc réservé 4 chambres d'hotel à Vendôme pour les Tchèques et moi-même. Mais comme ceux-ci confirment dans la soirée qu'il ne pourront pas arriver à Blois-le-Breuil ce vendredi ; Jean Michel Thomas propose aux deux ulmistes de Gap de troquer leur tente contre une chambre classique. Ce qu'ils acceptent volontiers. Arrivés au restaurant, Ils expliquerons que la copropriété n'est pas un problème si :
1) On se connait très bien.
2) On doit déterminer avant de décoller, qui est le commandant de bord (lorsque les deux copropriétaires volent en même temps)
3) On doit déterminer les rôles de chacun suivant ces compétences (nettoyage et mécanique par exemple)
4) On doit avoir sensiblement le même temps d'utilisation
5) On doit avoir sensiblement le même niveau de pilotage
La soirée sera fort agréable dans une ambiance crée en partie par le Club des sans bornes de la région Nantaise. Vous lirez la suite dans une prochaine note...
11:10 Publié dans Loisirs, ULM, Vol à voile, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon ULM Blois 2006, Lambadahks, sinus, rotax, HKS700E







