14.11.2007
Des vacances en Lambada 2007 (2)
Dimanche 15 juillet 2007. Je suis réveillé par les pas d'Hervé Fichet, qui doit se lever très tôt tous les matins pour traire ses vaches. Cette année trop humide contrarie le calendrier des agriculteurs. A ce jour, les foins ne sont pas terminés. Que dire de la moisson! Donc, pour toutes ses raisons, nous n'avons pas trop le temps de discuter. Les rayons du soleil traversent les fentes du volet mais j'entends également les premières sautes de vent. Et en cette région à cette heure-ci cela ne présage rien de bon. Essayons de ne pas trop y penser, me dis-je. Je me lève et peu de temps après être débarbouillé, Fabrice arrive avec sa voiture me chercher. Nous prenons le petit déjeuner ensemble dans la ferme de ses parents. A ce moment, je ne peux m'empêcher de penser à ce 14 Août 90 où nous avions atterri dans un champ voisin, mon père et moi. C'est à cette occasion, que nous avions fait connaissance. En effet, j'avais atterri dans un grand champ car la nuit arrivait. Nous avions décollé de Frossay (Loire Atlantique) relativement tard car le vent était trop fort l'après-midi. J'avais quand même décidé de partir tard avec mon Quicksilver car le vent était de nord-ouest. Dans ce cas il nous était très favorable et nous faisions une moyenne de 90 km/h au lieu de 60 km/h! Les ULM, à l'époque n'étaient pas très rapides ; surtout avec un vent de face! Nous avoins quand même fait Frossay-Champdeniers soit environ 160 km. Aujourd'hui, je repense à l'après-midi suivant, c'est à dire le 15 Août 90 où je tournais en rond, attendant que le vent faiblisse. Mais le pire dans l'histoire, c'est qu'il était repassé dans le nez pour le soir. Nous n'avions même pas pu arriver au terme de l'étape que je m'étais fixé ; a savoir Couhé Vérac. Je dois quand même rajouter que nous n'avions aucun confort de par le fait d'être deux à bord. Et nous avons été ravis de l'acceuil de la famille Fichet au grand complet. Pour mon père et moi-même, nous étions dans une véritable chambre d'hôte. D'autant plus que le 15 à midi, il y avait un grand repas de famille avec deux étrangers tombés du ciel! Depuis cette date, nous nous revoyons au moins une fois par an, soit en Bretagne soit en Poitou.
18:14 Publié dans Sport, ulm, Vol à voile, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chambre d'hôte, Champdeniers, Quicksilver, ulm, Fichet
21.08.2007
Des vacances en Lambada 2007 (1)
Samedi 14 juillet 2007
Cette année, ma famille au grand complet, m'a convoyé jusqu'au terrain d'aviation de Morlaix. Et quand la voiture disparait à l'horizon, je me sens quelques instants seul. Mais cela ne dure pas car il faut tout installer à bord et bien l'arrimer. Coup de fil à Fabrice Fichet avant de partir : je devrais arriver à Champdeniers (près de Niort) vers 19 heures. Coup de démarreur, il est 16 heures 15 et il fait beau! Il fait beau en effet car depuis 2 mois et demi, il ne cesse de pleuvoir comme dans toute la France. Je n'espère qu'une chose en partant : trouver un air plus sec pour passer de bonnes vacances. Car cette année, c'est plus compliqué que d'habitude pour moi même : En plus de mes problèmes osseux et articulaires habituels, j'ai une coxarthrose (limitation d'amplitude de la hanche avec douleurs par dessus) Enfin, dans ma trousse à pharmacie, j'ai des antalgiques puissants au cas où. Assez parlé de moi, place aux vols pour vous lecteurs! J'arrive dans le secteur du lac de Guerlédan pour apprécier le premier beau paysage depuis le départ de Morlaix. Mais à partir de cet endroit jusqu'au sud de Josselin, il y a un changement de taille par rapport à l'année dernière. Plusieurs éoliennes ont poussé comme des champignons et représentent un danger potentiel en cas de mauvaise visibilité. D'autant plus que ces éoliennes sont toujours installées au sommet des collines. Celles-ci devraient être indiquées sur les bases de données GPS. Ce qui n'est pas le cas sur l'explorist XL. Néanmoins, ne croyez pas que je suis un anti-éolienne car je trouve même une certaine grâce dans ces formes élancées. Peu après je suis une parallèle avec les Landes de Lanvaux mais plus au Sud. Je survole la Roche Bernard petite cité de caractère où j'avais fait une halte par la route quelques mois plus tôt. Cette petite ville agrippée à son rocher et face à la Vilaine est très jolie tant en l'air qu'au sol. Et comme toujours, les deux sont complémentaires. Peu après, je survole la grande Brière de son vert immaculé laissant apparaitre des canaux creusés par l'homme. Ensuite survol de la Loire au niveau de son embouchure pour rejoindre directement St Brévin les pins. A cet endroit, l'eau bouillonne et donne l'impression d'être légèrement boueuse à cause de cette coloration chocolat au lait. Sous moi, passe un cargo au sillage impressionant. A partir de maintenant il n'y plus de toits en ardoises et j'oblique légèrement par rapport à la côte. Je passe près du terrain de Montaigu, fief du planeur dans la région. Peu après, je suis la cassure géologique qui passe par les Herbiers, Pouzauges et la Chataigneraie. Cette ligne de crêtes où passe le mont des alouettes et le Puy Crapaud s'apprécie surtout vue d'en haut. J'arrive en vue de Champdeniers, terme de ma première étape. J'apperçois cette petite piste vue d'en haut. Cette piste privée tenue par Daniel et marinette n'est pas très grande (250m x 15m). De plus, dans le sens 19, il y a un hangar dans l'axe donc impossible pour moi. Dans l'axe de la 01, il y a un arbre unique mais qui me gène avec mes grandes plumes de 15m. Heureusement que les cultures adjacentes sont coupées. Première présentation dans l'axe de la 01 en évitant l'arbre latéralement et là erreur quand il n'y a plus que 50 mètres pour se remettre dans l'axe, c'est trop juste. Je pose les roues dans les premiers 70 mètres mais désaxé. Et je vois les cônes en plastique jaunes qui se rapprochent dangereusement de mon hélice. Un grand coup de palonnier de toutes mes forces, la main crispée sur le frein sans les bloquer. Coup de palonnier dans l'autre sens, ouf c'est passé cette fois-ci. Je relache le frein et j'arrive près du hangar avec mon élan. Il est 19 heures et 5 minutes et j'ouvre mon cockpit en poussant un ouf de soulagement. Je téléphone à mon ami Fabrice qui est déjà sur la route et qui ne va pas tarder à arriver. Je commence à sortir mes affaires et avec ma canne cette année, c'est plus difficile. Fabrice arrive et m'aide à pousser l'appareil au bord de la piste pour l'amarrer. Je plante des piquets en croix pour bien le fixer au sol. Après le transfert de toutes mes affaires dans son Audi A3, je me sens enfin en vacances. Vous saurez la suite dans une prochaine note.
17:30 Publié dans Sport, ulm, Vol à voile, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lambada, Sinus, motoplaneur, test, bonus, junior, elf







