14.11.2007

Des vacances en Lambada 2007 (2)

Dimanche 15 juillet 2007. Je suis réveillé par les pas d'Hervé Fichet, qui doit se lever très tôt tous les matins pour traire ses vaches. Cette année trop humide contrarie le calendrier des agriculteurs. A ce jour, les foins ne sont pas terminés. Que dire de la moisson! Donc, pour toutes ses raisons, nous n'avons pas trop le temps de discuter. Les rayons du soleil traversent les fentes du volet mais j'entends également les premières sautes de vent. Et en cette région à cette heure-ci cela ne présage rien de bon. Essayons de ne pas trop y penser, me dis-je. Je me lève et peu de temps après être débarbouillé, Fabrice arrive avec sa voiture me chercher. Nous prenons le petit déjeuner ensemble dans la ferme de ses parents. A ce moment, je ne peux m'empêcher de penser à ce 14 Août 90 où nous avions atterri dans un champ voisin, mon père et moi. C'est à cette occasion, que nous avions fait connaissance. En effet, j'avais atterri dans un grand champ car la nuit arrivait. Nous avions décollé de Frossay (Loire Atlantique) relativement tard car le vent était trop fort l'après-midi. J'avais quand même décidé de partir tard avec mon Quicksilver car le vent était de nord-ouest. Dans ce cas il nous était très favorable et nous faisions une moyenne de 90 km/h au lieu de 60 km/h! Les ULM, à l'époque n'étaient pas très rapides ; surtout avec un vent de face! Nous avoins quand même fait Frossay-Champdeniers soit environ 160 km. Aujourd'hui, je repense à l'après-midi suivant, c'est à dire le 15 Août 90 où je tournais en rond, attendant que le vent faiblisse. Mais le pire dans l'histoire, c'est qu'il était repassé dans le nez pour le soir. Nous n'avions même pas pu arriver au terme de l'étape que je m'étais fixé ; a savoir Couhé Vérac. Je dois quand même rajouter que nous n'avions aucun confort de par le fait d'être deux à bord. Et nous avons été ravis de l'acceuil de la famille Fichet au grand complet. Pour mon père et moi-même, nous étions dans une véritable chambre d'hôte. D'autant plus que le 15 à midi, il y avait un grand repas de famille avec deux étrangers tombés du ciel! Depuis cette date, nous nous revoyons au moins une fois par an, soit en Bretagne soit en Poitou.

21.08.2007

Des vacances en Lambada 2007 (1)

Samedi 14 juillet 2007
Cette année, ma famille au grand complet, m'a convoyé jusqu'au terrain d'aviation de Morlaix. Et quand la voiture disparait à l'horizon, je me sens quelques instants seul. Mais cela ne dure pas car il faut tout installer à bord et bien l'arrimer. Coup de fil à Fabrice Fichet avant de partir : je devrais arriver à Champdeniers (près de Niort) vers 19 heures. Coup de démarreur, il est 16 heures 15 et il fait beau! Il fait beau en effet car depuis 2 mois et demi, il ne cesse de pleuvoir comme dans toute la France. Je n'espère qu'une chose en partant : trouver un air plus sec pour passer de bonnes vacances. Car cette année, c'est plus compliqué que d'habitude pour moi même : En plus de mes problèmes osseux et articulaires habituels, j'ai une coxarthrose (limitation d'amplitude de la hanche avec douleurs par dessus) Enfin, dans ma trousse à pharmacie, j'ai des antalgiques puissants au cas où. Assez parlé de moi, place aux vols pour vous lecteurs! J'arrive dans le secteur du lac de Guerlédan pour apprécier le premier beau paysage depuis le départ de Morlaix. Mais à partir de cet endroit jusqu'au sud de Josselin, il y a un changement de taille par rapport à l'année dernière. Plusieurs éoliennes ont poussé comme des champignons et représentent un danger potentiel en cas de mauvaise visibilité. D'autant plus que ces éoliennes sont toujours installées au sommet des collines. Celles-ci devraient être indiquées sur les bases de données GPS. Ce qui n'est pas le cas sur l'explorist XL. Néanmoins, ne croyez pas que je suis un anti-éolienne car je trouve même une certaine grâce dans ces formes élancées. Peu après je suis une parallèle avec les Landes de Lanvaux mais plus au Sud. Je survole la Roche Bernard petite cité de caractère où j'avais fait une halte par la route quelques mois plus tôt. Cette petite ville agrippée à son rocher et face à la Vilaine est très jolie tant en l'air qu'au sol. Et comme toujours, les deux sont complémentaires. Peu après, je survole la grande Brière de son vert immaculé laissant apparaitre des canaux creusés par l'homme. Ensuite survol de la Loire au niveau de son embouchure pour rejoindre directement St Brévin les pins. A cet endroit, l'eau bouillonne et donne l'impression d'être légèrement boueuse à cause de cette coloration chocolat au lait. Sous moi, passe un cargo au sillage impressionant. A partir de maintenant il n'y plus de toits en ardoises et j'oblique légèrement par rapport à la côte. Je passe près du terrain de Montaigu, fief du planeur dans la région. Peu après, je suis la cassure géologique qui passe par les Herbiers, Pouzauges et la Chataigneraie. Cette ligne de crêtes où passe le mont des alouettes et le Puy Crapaud s'apprécie surtout vue d'en haut. J'arrive en vue de Champdeniers, terme de ma première étape. J'apperçois cette petite piste vue d'en haut. Cette piste privée tenue par Daniel et marinette n'est pas très grande (250m x 15m). De plus, dans le sens 19, il y a un hangar dans l'axe donc impossible pour moi. Dans l'axe de la 01, il y a un arbre unique mais qui me gène avec mes grandes plumes de 15m. Heureusement que les cultures adjacentes sont coupées. Première présentation dans l'axe de la 01 en évitant l'arbre latéralement et là erreur quand il n'y a plus que 50 mètres pour se remettre dans l'axe, c'est trop juste. Je pose les roues dans les premiers 70 mètres mais désaxé. Et je vois les cônes en plastique jaunes qui se rapprochent dangereusement de mon hélice. Un grand coup de palonnier de toutes mes forces, la main crispée sur le frein sans les bloquer. Coup de palonnier dans l'autre sens, ouf c'est passé cette fois-ci. Je relache le frein et j'arrive près du hangar avec mon élan. Il est 19 heures et 5 minutes et j'ouvre mon cockpit en poussant un ouf de soulagement. Je téléphone à mon ami Fabrice qui est déjà sur la route et qui ne va pas tarder à arriver. Je commence à sortir mes affaires et avec ma canne cette année, c'est plus difficile. Fabrice arrive et m'aide à pousser l'appareil au bord de la piste pour l'amarrer. Je plante des piquets en croix pour bien le fixer au sol. Après le transfert de toutes mes affaires dans son Audi A3, je me sens enfin en vacances. Vous saurez la suite dans une prochaine note.

24.04.2007

Blois 2006 en Lambada (5)

Depuis quelques années, je m'intéresse spécialement au motoplaneur ULM et c'est pour cela que j'ai choisi le Lambada bien sur. Néanmoins, du point de vue de certains lecteurs de ce blog, je suis trop égocentrique. Eh bien soit! Je ne suis pas non plus journaliste spécialisé dans l'ULM. Mais je vais quand même essayer de vous parler de ce que j'ai retenu d'intéressant cette fois-ci. Tout d'abord, je vais vous parler du TST 10 M Atlas possédant une belle aile trapézoïdale de 15 M avec de jolis winglets. Ce monoplace de belle facture à moteur rotax 447 est équipé d'une fourche à suspension amortie et d'une toute petite roue de 80 mm couplée à la direction comme le Lambada. Ce motoplaneur à pylonne rétractable coute quand même 47000 euros. A l'heure d'aujourd'hui le 13 m junior est disponible. Contrairement à son nom celui-ci fait 15 M d'envergure car il reprend les éléments de voilure de l'atlas. Tout en reprenant le look du TST 9 (celui-ci avait une aile en bois) Ce monoplace équipé d'un Rotax 447 tractif permet d'être plus proche de l'esprit ULM tout en étant beaucoup plus manoeuvrable au sol. En effet, celui possède un train classique et une forme épurée hormis le pot d'échappement toujours à l'extérieur. Tout cela au dépend des performances bien sur. Le motoplaneur phare de chez TEST c'est le Bonus pour une finesse proche de 40. Ces performances sont obtenues au prix d'une envergure de 17 M. Déja, à partir de 13 M d'envergure, cela devient difficile de ranger dans les hangars... A quand des rallonges d'ailes comme sur le Lambada même pour des envergures relativement limitées? Pour l'anecdote, je n'aurais pas pu faire l'acquisition de mon Lambada si celui-ci n'avait pas eu des winglets démontables. (Je rapelle que dans ce cas, l'envergure passe à 12M50 seulement.) De plus, le Rotax 503 accouplé à une petite hélice doit chatouiller légèrement les oreilles du passager arrière du Bonus. Par contre TEST annonce un poids de 225 Kg pour son Bonus. Tout cela pour 65000 euros sans le parachute me semble-t-il. Il est vrai que si l'on fait l'impasse sur tous ces inconvénients, lorsque l'on coupe le moteur, cela devient certainement grisant : beaucoup mieux qu'un K13 d'il y a une vingtaine d'années. Avec de telles performances en plané, la comparaison avec le Taurus s'impose. Mais dans ce cas-la, on dépasse la coquette somme de 100 000 euros...

07.02.2007

Blois 2006 en Lambada (2)

Au décollage de Pouancé j'apréhende ce vent de Sud qui est plein travers à ce moment là. Finalement cela se passe très bien malgré la grande envergure du Lambada (15 M aujourd'hui). Cela est toujours mieux quand le vent vient de la gauche car le couple de renversement de l'hélice compense, en partie l'effet girouette. En l'air, je retrouve le grand confort de cette machine tant sonore qu'ergonomique. Comme prévu, 60 Km avant d'arriver, j'affiche la fréquence qui annonce en boucle les informations générales en Français et en Anglais. Et le stress commence à monter car on annonce un vent de 15 à 20 Kt plein travers. Après avoir mémorisé les informations, je passe sur la fréquence d'approche et là comme d'habitude, les jours de rassemblement de Blois c'est la panique! Débutants : s'abstenir.
Déjà, au point de ralliement au niveau du chateau d'eau au Sud du terrain. Il y a la un grand risque de téléscopage en vol. Il n'y a pas trop de deux paires d'yeux pour assurer la sécurité mais cette fois-ci il n'y a qu'une! S'ensuit une branche vent arrière un peu trop longue au vu de certains ULM, en particulier quelques pendulaires. Mais le fin du fin c'est quand un "local" genre J 300 vous coupe la finale en venant du côté opposé à la branche vent arrière normale. Lorsque j'arrive en courte un camion très haut passe en dégageant un nuage immense de poussière. Je ne sais pas si c'est celle-ci ou pas mais je me retrouve dans une lessiveuse si près du sol que je dois remettre les gaz juste avant de toucher le sol. Il ne manquait plus que cela! Repasser par la case départ avec un stress suplémentaire : celui du doute. Je me représente de nouveau et re-lessiveuse mais un peu plus haut et au moment de toucher un kiss! Ouf, le plus dur est fait, je dégage sur la droite et cette fois-ci j'ai mon badge d'exposant qui me permet de me retrouver directement en face du stand d'Aéroimpex qui importe entre autre toute la gamme Urbanair (Lambada,Samba,Tango) En outre cette société importe le Trener Baby (réplique à une échelle réduite du célèbre Zlin), le Sea Max ULM amphibie ainsi que des montgolfières Ultramagic. La politique de cette société est de trouver des "niches" pour proposer des ULM ayant un caractère bien affirmé. Je me retrouve donc en face du stand mais du côté piste et il reste la série de barrières à passer. J'aperçois Jean-Michel Thomas, l'un des pilliers de cette société, toujours très agréable. IL me propose une bière fraîche que j'apprécie vivement. Il m'annonce tout de suite que les Tchèques ne sont pas là pour l'instant. Leur arrivée était pourtant prévue pour ce vendredi après-midi. En pratique, ils sont partis en deux équipes, l'une par la route, l'autre par les airs. Plus tard, nous apprendrons qu'ils n'ont pu "refueler" leur Samba Jabiru 3300 à Montargis à temps. J'aperçois dans le parking "grandes plumes" une silhouette qui ne m'est pas inconnue. Il s'agit d'un autre Lambada plus classique dans la motorisation, a savoir "Saint Rotax". L'avantage de cette configuration, c'est que le réducteur du Rotax 912 est creux, permettant l'installation d'une hélice à pas variable ou comme ici, une hélice à mise en drapeau. Il est fort dommage que ce ne soit pas le cas sur le HKS. C'est pour cela que j'ai opté pour une hélice portefeuille Noin qui sera exposée demain. Cette hélice repliable en bec de canard déjà utilisée sur le Choucas HKS depuis plus de deux ans a optimisé cet appareil en augmentant les performances de plané d'environ 20 %. Pour plus d'informations sur ce sujet veuillez lire l'une des premières notes de ce blog intitulée "Les performances du Lambada HKS en plané". Mais revenons à Blois ce 1er Septembre 2006 au soir où je fais la connaissance d'une "copropriété" fort sympathique. Il s'agit donc de deux personnes qui se connaissent depuis longtemps issues du vol libre en delta. J'ai nommé Robert Julian et Patrick Mondon propriétaires d'un Lambada sur le site de Gap. Tous ensemble, nous réussissons à déplacer le Lambada HKS du bon côté de la barrière permettant de l'attacher pour la nuit. Jean- Michel Thomas, d'Aéroimpex avait donc réservé 4 chambres d'hotel à Vendôme pour les Tchèques et moi-même. Mais comme ceux-ci confirment dans la soirée qu'il ne pourront pas arriver à Blois-le-Breuil ce vendredi ; Jean Michel Thomas propose aux deux ulmistes de Gap de troquer leur tente contre une chambre classique. Ce qu'ils acceptent volontiers. Arrivés au restaurant, Ils expliquerons que la copropriété n'est pas un problème si :
1) On se connait très bien.
2) On doit déterminer avant de décoller, qui est le commandant de bord (lorsque les deux copropriétaires volent en même temps)
3) On doit déterminer les rôles de chacun suivant ces compétences (nettoyage et mécanique par exemple)
4) On doit avoir sensiblement le même temps d'utilisation
5) On doit avoir sensiblement le même niveau de pilotage
La soirée sera fort agréable dans une ambiance crée en partie par le Club des sans bornes de la région Nantaise. Vous lirez la suite dans une prochaine note...

16.01.2007

Blois 2006 en Lambada (1)

Contacté par la société Aéroimpex (l'importateur du Lambada en france) vers le 26 août, je confirme mon intention d'aller à Blois le Breuil le premier week-end de septembre. Préparant ce voyage à l'avance, je décide une inspection minutieuse du compartiment moteur. Je constate au niveau du manchon en caoutchouc reliant un carburateur à la pipe d'admission, une légère élongation de celui-ci. Cela se traduit, vu de l'extérieur par un léger désaxement sur le plan vertical. Donc je commence le démontage de celui-ci qui est facile. Bien m'en prends car cette bride qui ressemble à s'y méprendre à une bride de rotax 912 se coupe de l'intérieur vers l'extérieur. Cette fente que l'on retrouve aussi sur les 912 est due, je pense à deux raisons. L'une, chimique associée à une utilisation intensive ne laissant pas le temps au caoutchouc d'évacuer l'excès d'essence qui le ramollit. L'autre, à des démarrages à froid chaotiques ou le moteur "boite" le temps d'enlever le starter. Ceci est amplifié par une grande hélice et (ou) lourde et bien sûr si elle mal réglée ou mal équilibrée. Dans le cas présent, ceci est arrivé au bout de 132 heures de moteur en un an et demi. Lorsque je défais le carburateur, je prends bien soin de ne pas forcer sur les gaines de commande de gaz et de starter. Cela pourrait désynchroniser les carbus. A ce sujet, le HKS est très sensible car étant un bicylindre. Après m'être procuré par un ami (merci Jean Yves) une bride de rechange, je remonte le tout. Vérification à l'aide d'un jeu de cales, cette synchronisation. J'en profite pour faire la vidange qui n'est pas évidente car l'orifice permettant l'accès à l'huile se situe entre les palonniers dans l'habitacle! A ce sujet, je recherche une pompe électrique pour vidanger par le bouchon de remplissage. Amis blogeurs aidez moi, je n'en trouve pas! Alors, comme vous l'avez deviné, cela s'est transformé en galère car il n'y a pas de place pour un récipient qui plus est doit tenir en équilibre sur une arête avec l'aide de cales! Tout cela pendant que vous dévissez à l'aide d'une clé de 19 la vis équipée d'un aimant. Et glou glou, une partie dégouline sur le plancher de quoi largement lubrifier les palonniers! Enfin, me voilà prêt après quelques seances de nettoyage. Le grand jour arrive et dans le Morlaix Ulm Club c'est l'effervescence. En effet, tous les ans, les morlaisiens vont à Blois pour ce grand rassemblement. Nous partons à environ dix heures et demie et la première escale se fait à Pouancé ; club ô combien sympathique. Ce terrain non ouvert à la CAP est à environ mi-chemin entre Rennes et Angers. Les cinq ULM se posent sur cette piste en herbe bien ensoleillée. Nous sortons de nos machines pour apprécier l'air angevin. Peu après, nous nous dirigeons vers le centre ville à pieds car celui-ci est tout proche. Nous arrivons dans un restaurant au très bon rapport qualité-prix. Après s'être restauré (avec un bon poisson), nous reprenons le chemin du terrain et Michel Le Jan prends une dizaine de litres de carburant pour son Pégasus 582. (Michel vient tous les ans à Blois en pendulaire et il faut dire qu'il carbure autour de 120 Km/h.) Alors qu'il ne nous restait plus que 200 M à marcher, Christian Roul l'instructeur ULM arrive avec sa Fiat Uno qui lui sert pour aménager son moulin. Et il insiste pour que je monte car il sait que j'ai quelques problèmes avec mes jambes. Nous voici tous ensemble dans l'ancienne salle de classe qui sert de Club house pour prendre un café offert par la maison. Et ça piaille joyeusement sur Blois. Christian ne pourra pas y aller en vol car il a un petit souci sur son réducteur de BMW. Qu'a cela ne tienne, il ira par la route. Nous repartons assez vite quoiqu'il soit déjà 15H30. Le vent a viré secteur sud et il commence à être soutenu.

13.12.2006

Des vacances en Lambada (16)

Vendredi 28 juillet (suite) Après avoir pris la météo sur internet, je me décide à partir. Le plafond a fini par monter vers 1000 pieds environ. Le fils de Didier Horn a sorti son ULM et commence des tours de piste à une bonne cadence. Je règle mon "hotel" auprès de Didier et j'en profite pour lui donner les coordonées de mon blog Lambadahks. Celui-ci est maintenant reconnu par les moteurs de recherche très facilement. Il suffit de taper Lambadahks. Si vous tapez Lambada ulm, vous le trouverez également mais en sixième proposition. Mais cette dernière vous donnera une idée plus générale de ce motoplaneur ulm. Tout cela en passant du site aéroimpex (l'importateur du Lambada en France) au compte rendu d'un crash. C'est ça internet, on trouve aussi bien les bons côtés que les moins bons. Mais revenons au blog Lambadahks qui commence à être connu maintenant (mes chevilles commencent enfler). Il est environ 17 heures quand je démarre le moteur. Je remonte la piste en direction de Montmorillon puis décollage face au terrain de motocross. Didier peut apprécier le taux de montée vu du sol. Cap à l'ouest et peu de temps après contact avec le contrôle de Poitiers. En sortie de zone, le beau temps revient d'un seul coup. Du beau temps et en plus des thermiques! Le plafond n'est pas très haut mais il y a une succession de cumulus qui sont en longueur et pratiquement dans l'axe de mon itinéraire prévu. je m'attends à rencontrer un planeur qui me dépasserais en "pur dauphin". Mais non, j'ai beau scruter le ciel, je ne vois rien venir. Le vent d'ouest est relativement fort en altitude si bien que je ne fais qu'une trentaine de kilomètres sans moteur en un peu moins d'une heure. Vers 18 heures 20, je me décide de redémarrer car je dois rentrer ce soir sur Morlaix. Je passe près de Parthenay, Bressuire, Cholet. Je survole St Florent le vieil et son magnifique château qui surplombe la Loire. Pour moi, la Loire est symbolique et son franchissement dans un sens ou dans l'autre représente le début ou la fin des vacances en ULM. Je dépasse Ploërmel et j'aperçois Loyat mais apparement il n'y a pas beaucoup d'activité. Proche du lac de Guerlédan, il y a un énorme nuage vers 800 mètres d'altitude. J'essaye de me faire aspirer car il est bien noir avec une base bien plate. Je n'y parviens pas car il y a trop de vent et qu'il est bien tard. On devine la cassure géologique au pied de St Servais avant d'arriver à Callac. Celle-ci est très jolie dans les couleurs chaudes du soir. On commence à deviner la côte nord dans son bleu magnifique distante d'environ 30 Km à cet endroit. J'arrive en terrain connu et je peux couper mon GPS. Arrivée à Morlaix sur ce grand terrain où l'on a le choix entre trois pistes. La principale (05/23) est en dur et mesure 1520 M. La seconde (09/27) en herbe est peu utilisée car entre autre, au seuil 27 il y a une piste d'aéromodélisme. La piste préférentielle des ULM (quand il n'y a pas de traffic aéroclub sur la dure) est la 16/34. Pour info le seuil 16 du côté nord de la piste en dur est déconseillé car en mauvais état spécialement au niveau de l'embranchement herbe/dure. Si vous voulez des renseignements complémentaires, n'hésitez pas à me laisser un commentaire. Pour en revenir à "des vacances en Lambada" j'ai fait un vol de presque 4 heures sans escale Montmorillon/Morlaix dans des conditions de confort tant sonore qu'ergonomique. Après contrôle du réservoir, il me reste environ une douzaine de litres soit une heure et demie de carburant pour le HKS. Au final, pour cette ballade de 9 jours et 27 heures de vol, je n'ai consommé que 108 litres de SP95 environ. L'année prochaine, j'aissaierai de mieux faire! A bientôt pour un compte-rendu sur Blois en Lambada.

07.12.2006

Des vacances en Lambada (15)

Vendredi 28 juillet. Après un début de nuit agité, la suite fut plus agréable car beaucoup moins chaude. Au petit matin, Patrice arrive avec des biscottes près du bar. Et là il nous sort tout ce qu'il faut du frigo. Nous entamons une discussion au sujet de la protection des ailes en cas de grèle. Cela suppose être transportable sur le siège passager, facile à mettre en oeuvre et si possible pas trop onéreux! Pour cela, je ne vois, pour l'instant, que du plastique à bulles scotché et recouvert d'un drap housse que j'ai déjà. Mais je suis conscient que cela est loin d'être la panacée. Avis aux connaisseurs et lecteurs de ce blog en laissant un commentaire avec peut être une idée novatrice. Ensuite, nous parlons de la Moto du Ciel avec ces inconvénients et surtout son énorme avantage : sa visibilité et son pilotage agréable. Patrice veut diminuer le bruit de sa machine. Je lui suggère de changer les deux petits pots d'origine par un pot quatre en un rotax. Je sais que cela ne changera pas tout mais ça ira dans le bon sens. Mais ça représente quand même pas mal de travail. Je l'ai déjà fait sur mon ancien ULM Rans S-12. J'étais dans l'atelier de la base ULM de Frossay et je coupais tous les tubes et les morceaux de cercles en tubes. Michel Durand les soudait et je les remontais sur place pour essai. A la fin de la deuxième journée, les 33 morceaux plus les ressorts n'en faisaient plus qu'un. Puis Didier Horn arrive "alors Yvon, bien dormi" Au début c'était mouvementé avec cet orage mais ça été par la suite. Les futurs instructeurs arrivent et commentent la météo : pas brillant pour le moment avec ces stratus bas. C'est la première matinée depuis que je suis parti où l'on ne peut pas voler. En bretagne il fait très beau et la limite du front n'est qu'a une trentaine de kilomètres. Les élèves s'installent dans la salle de cours et j'en profite pour laver mon Lambada. Comme la luminosité augmente, je décide de décapoter, c'est la première fois depuis mon départ. Huile : R.A.S. Dans l'ensemble, tout va bien sauf une durite qui frotte et qui commence à s'user. Après sécurisation, le fils de Didier s'intéresse de près au montage du moteur HKS. Le cours se termine et tout le monde raplique pour voir de près les entrailles du Lambada. Eh bien avec bati-moteur pareil, il n'y a pas de risques! En effet, sur ce montage, il y a huit points de fixation! Peu de temps après, nous prenons la direction d'une cafétéria de Montmorillon. Après une discussion sur les centrales nucléaires actuelles et futures, nous retournons sur la base ULM de la pierre soupeze. Didier Horn me reparle de son futur "bébé". Il s'agit d'un monoplace très rapide équipé d'un train rentrant. Initialement équipé d'un rotax 503 ; il voudrait l'équiper d'un moteur HKS. Celui-ci était visible au salon de Blois sur le stand de Didier. La météo hésitante depuis le début de la journée me bloque sur cette base ULM heureusement fort sympathique. Partira, partira pas, vous le saurez en lisant la prochaine note.

30.11.2006

Des vacances en Lambada(14)

Jeudi 27 juillet 06 (suite) Cet après-midi s'annonce maussade et je me retrouve dans la salle de cours. Un futur instructeur fait un cours magistral sur la lattitude et la longitude. Et nous calculerons qu'il y a une différence de 48 minutes entre Brest et Strasbourg. En effet, le soleil se couche presque avec une heure d'avance entre l'Est et l'ouest de la France. Entre ces deux villes, il y a exactement 12° de longitude multiplié par 4 minutes par degré. Et c'est toujours utile de se remettre dans la théorie surtout aujourd'hui à l'heure des GPS qui vous calculent un peu tout à votre place. En ce qui me concerne, je suis toujours méfiant de cet appareil extraordinaire qui peut avoir une base de données en partie erronée. Sur mon GPS, par exemple, j'ai trouvé une base ULM bretonne en Champagne! Mais cela aide en cas de difficultés, lorsque l'on doit se dérouter par exemple. Mais il est absolument impératif d'avoir une carte aéronautique qui reste la base. Après ce cours le vent se calme et quelques machines volent un peu. Et je découvre la nouvelle version d'un Quick relooké. Cette machine qui a gardé l'esprit initial de l'ULM est un véritable "balcon volant". Vision horizontale à plus de 180° et verticale quasiment identique. Quand il fait beau, c'est un véritable plaisir. Et cela me rapelle le bon vieux temps où j'en possédais un. Dans ce hangar de Montmorillon, les ULM sont véritablement imbriqués les uns dans les autres. Et l'on y trouve aussi bien un skyranger qu'un Jabiru ou un autogyre Magni ainsi que des pendulaires équipés de rotax. Il semble que les autogyres remplacent peu à peu les pendulaires. Mais les constructeurs d'autogyres ont besoin de créer une nouvelle gamme beaucoup moins bruyante. En effet des bases ULM qui "se faisaient oublier" ont eu des problèmes avec les riverains récemment. Arrive le soir et je propose à Patrice possesseur d'une "Moto du Ciel" de lui payer une pizza en ville. Finalement, nous trouvons ce que nous cherchons "a emporter" et retournons sur la base ULM. Bien nous en prends car nous avons à peine le temps de finir notre repas. J'aperçois vers le Nord des éclairs nouant mon estomac. Et tout d'un coup panne de lumière! Patrice qui connait bien la maison, se dirige vers le compteur électrique à l'aide d'une torche. Il essaye de réenclancher le disjoncteur mais sans succès. La panne est générale et durable. Maintenant les éclairs se rapprochent et le vent commence à se lever. Et mon Lambada est encore dehors et près de grands bacs à fleurs presque aussi hauts que les ailes. Patrice qui connait le problème déplace son fourgon pour nous éclairer. Il trouve dans le hangar une grande barre de fer et une masse. Aussitôt on déplace le Lambada près de la caravane et du talus tout en restant toujours derrière le hangar. Patrice plante ce pieu dans le talus et attache l'aile de ce côté. Les éclairs sont si forts et rapprochés qu'ils nous éclairent comme en plein jour. Pendant ce temps, j'attache avec mes piquets la queue et l'autre aile. Des grosses gouttes de pluie commencent à tomber et martèlent l'extrados de l'aile. Mais je dois ouvrir la verrière pour récupérer mon duvet, mon matelas et sortir les aérofreins. Nous rentrons nous mettre à l'abri. La lumière n'est toujours pas revenue et nous convenons de nous coucher. Patrice rentre dans sa caravane et je me retrouve seul avec le chien de Didier Horn qui se blottit sous l'escalier. Je n'arrive pas à me résigner à dormir. Je reste contempler ce phénomène en espérant qu'il ne va pas s'amplifier. Au bout de quelque temps le vent s'apaise et l'orage s'éloigne. Je m'installe dans la salle de cours et je me met en quête de sommeil.

28.11.2006

Des vacances en Lambada (13)

Jeudi 27 juillet 06. Aujourd'hui, j'ai encore un petit pincement au coeur. Eh oui, ça sent la fin des vacances! Heureusement, Michel Favier me parle de sa souris Bulle équipée d'un moteur tchèque de 4 cylindres en ligne 4 T qui permet un capot particulièrement effilé. Celle-ci est également équipée de la toute nouvelle génération de freins Béranger. Cette marque de freins est très connue dans le milieu de la moto de compétition et vient de créer une gamme pour l'ULM particulièrement légère. Celle-ci mérite à être connue pour toutes ces qualités ainsi que son esthétique. Après cette conversation très instructive Michel m'aide à porter les deux bidons de 20 litres que je ne peux pas soulever. Mais grâce à son aide, et la mise en place d'une protection sur l'aile, le remplissage d'un réservoir peut se faire. Tout ceci se fait par siphonnage à l'aide d'une "branlette". Avec ces 50 litres environ j'ai largement l'autonomie pour arriver à Morlaix. Un léger voile de cirrus s'installe dans le ciel et la température décroit un petit peu. Vers midi, je suis prêt à partir mais je veux dire au revoir à Marie-Thérèse qui, aujourd'hui garde ses deux petits fils. Ceux-ci viendront voir de près "ce voyageur en ULM" avec tout son attirail sur le siège passager servant de coffre. Départ en 34 puis direction de la vallée de la Dore. Sur la montée, un peu avant les reliefs, j'essaye d'accrocher un beau cumulus mais rien n'y fait. Je repasse à la verticale de sauxillanges puis, je contemple le Puy de Dome. Je contourne la zone de Clermont. j'apprécie la vue magnifique de la Chaîne des Puys. Je passe en vue de la Souterraine. Maintenant, le ciel commence à se couvrir et je diminue l'aération. Présentation au dessus du terrain de Montmorillon. Bigre, la manche à air est presque à l'horizontale et plein travers. Première présentation en passant au dessus du terrain de motocross assez haut, le vent venant de la gauche créant des rouleaux à cause des hangars. Au début, c'est la lessiveuse et ça brasse dans tous les sens. Par la suite ça ne se présente pas trop mal, et au moment où je commence l'arrondi, une forte rafale soulève mon aile gauche. Remise de gaz et je recommence un tour de piste court. Re-présentation légèrement plus haut et cette fois c'est la bonne. Content de retrouver l'ambiance propre à Montmorillon, il faut dire que Didier Horn y est pour quelque chose! Et malgré le changement de statut de didier, celui-ci n'a pas changé. Il était auparavant salarié de la ffplum et formait les instructeurs. Maintenant, il est indépendant et l'année 2006 semble avoir bien commencé. A peine sorti de mon Lambada, Didier m'interpelle : alors Yvon, on s'embourgeoise! Tu n'as plus ton S-12 airelle? Eh non, je n'ai plus de Rans 912, je l'ai quand même utilisé pendant 10 ans. Et qu'est-ce que tu as comme moteur sur ce Lambada? On ne t'as même pas entendu arriver pour le premier passage. Celui-ci est équipé d'un HKS. Ah bon cela m'intéresse car je vais importer un appareil monoplace et je pense monter ce moteur sur celui-ci. Pendant ce temps, plusieurs "élèves" s'approchent pour regarder de près le Lambada qu'ils ne connaissent pas. Ils sont quand même forts ces tchèques. Et quelle finition! Eh oui, réponds-je, ils ont toute une culture aéronautique qui date d'avant-guerre. De plus ils ont sous-traité pour les Allemands des planeurs tout plastique ces dernières décénies. C'est pour cela qu'aujourd'hui ils sont très prolifiques dans le secteur de l'ULM. J'ajouterai au moment où j'écris ces quelques lignes ; que un certain Mr Rachansky m'a expliqué récement un proverbe Tchèque. On peut le traduire comme ceci : "le ciel c'est la mer de la République Tchèque". Cela en dit long. Maintenant que j'ai amarré mon appareil près de deux immenses pots de fleurs derrière le hangar, je commence à avoir faim. Je n'ai pas grand-chose à manger : 2 tomates et une petite boîte de sardines. Mais très vite, on me trouve du pain, du fromage et un dessert plus une boisson! Cela fait partie de l'ambiance.

23.11.2006

Des vacances en Lambada (12)

Mercredi 26 juillet 06. Jean Pierre Yvrard et moi-même retournons au hangar ULM. Nous avons prévu chacun notre bouteille d'eau et nous commençons à nous préparer à l'ombre. En démarrant le moteur HKS, je commence immédiatement le roulage. Arrivé au seuil de piste 34, toutes les températures sont OK. Temps de chauffe estimé moins de 2 minutes. Il est environ 14 heures : décollage en direction de l'autoroute vers St Germain Laval. Coup d'oeil magnifique sur le chateau de la Roche qui surplombe la Loire dans une courbe. De très beaux cumulus sont en train de se développer rapidement. Nous coupons le moteur et le sport commence avec Jean Pierre. A la verticale du Puy Blanc, nous prenons une bonne hauteur. Et nous pouvons attaquer les Monts du Forez du côté de Noirétable. Puis, nous longeons les crêtes qui séparent le Puy de Dôme de la Loire avec des varios qui passent de + 4 à - 5 M. Maintenant, les cumulus se transforment en congestus et deviennent plus verticaux. Nous atteignons environ 2600 M et tout d'un coup de la pluie. Nous fuyons cette zone avec un peu de manche en avant vers 160 KM/H. Après restitution, nous perdons environ 150 M car je n'ai pas, pour l'instant, d'hélice repliable. Nous retrouvons ce plafond assez vite et Jean Pierre m'explique : voici le col du Béal, Pierre sur Haute etc... Tout à coup vers St Georges en Couzan, je vois un éclair sur ma droite, puis un deuxième... Les nuages se sont transformés en cunimbs et deux kilomètres plus loin, il ya peu être de la grêle. Ce n'est pas grave, nous obliquons vers Montbrison puis retour sur chambéon. Dans la plaine, il fait beau mais il n'y a pas la moindre pompe et tout est aspiré par les reliefs. Si bien que l'on est obligé de remettre le moteur en route. Atterrissage sans problème après plus de deux heures de vol. Après ce beau vol Jean Pierre me trouve un compresseur et je débranche la tuyauterie qui alimente le badin. Michel Favier m'aide également et la sonde dynamique se transforme en arrosoir! A partir de maintenant, je vais retrouver un badin qui fonctionne. A cette heure-ci, la température commence à être agréable et nous décidons de prendre du carburant. Et tenez vous bien, ceci est la première fois depuis le départ. En effet, en partant de Morlaix, j'ai pris 80 litres de carburant sur les 100 litres possibles. Tout cela pour des raisons de poids. Maintenant, il me reste environ une bonne dizaine de litres. Donc avec moins de 70 litres, le Lambada a volé plus de 21 heures. Pas mal, en terme d'autonomie me direz-vous. En fait, le deuxième réservoir de 50 litres est en option et n'est utilisable qu'en solo pour de grands voyages. Par exemple, il est possible de faire l'aller-retour Brest-Strasbourg-Brest sans ravitailler à 160 Km/h. Ceci représente environ 2000 Km d'autonomie et ce sans faire du vol à voile.

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